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Stratégies et perspectives de la diplomatie congolaise pour l’émergence de la République Démocratique du Congo

BETUMA SHADA Serge

Relations Internationales, l’Université Technologique Bel Campus.

KABILANGA VAN Reagan

Relations Internationales, l’université de Kinshasa.




Résumé:

 

La diplomatie de la République Démocratique du Congo (RDC) joue un rôle crucial dans le développement stratégique du pays, en grande partie à cause de sa position géostratégique centrale en Afrique et de ses riches ressources naturelles. Historiquement, la RDC a connu des périodes de forte visibilité internationale alternant avec des phases de retrait, souvent causées par des crises internes et externes. Les faiblesses actuelles de la diplomatie congolaise se manifestent par un personnel insuffisamment formé et sous-payé, des infrastructures diplomatiques inadéquates, et un manque de ressources financières, le tout exacerbé par les changements fréquents de régime politique qui nuisent à la continuité et à la cohérence de sa politique étrangère.

Pour relever ces défis, il est impératif que la RDC repense sa diplomatie avec une vision nationale cohérente et proactive. Cela requiert de revitaliser l'administration des Affaires Étrangères, de promouvoir des réformes institutionnelles, et de renforcer les capacités financières et matérielles des missions à l'étranger. Une diplomatie efficace doit se traduire par la défense des intérêts nationaux, l'attraction d'investissements étrangers, et le renforcement des alliances stratégiques tant au niveau régional qu'international.

 

Mots clés : Stratégies, Perspectives, Diplomatie, émergence, RDC.

Abstract: 

The diplomacy of the Democratic Republic of the Congo (DRC) plays a crucial role in the country's strategic development, largely due to its central geostrategic position in Africa and its abundant natural resources. Historically, the DRC has experienced periods of strong international visibility alternating with phases of withdrawal, often caused by internal and external crises. The current weaknesses of Congolese diplomacy are manifested by inadequately trained and underpaid staff, inadequate diplomatic infrastructure, and a lack of financial resources, all exacerbated by frequent political regime changes that harm the continuity and coherence of its foreign policy.

To address these challenges, it is imperative for the DRC to rethink its diplomacy with a coherent and proactive national vision. This requires revitalizing the administration of Foreign Affairs, promoting institutional reforms, and strengthening the financial and material capacities of missions abroad. Effective diplomacy should result in defending national interests, attracting foreign investments, and strengthening strategic alliances both regionally and internationally.

Keywords: Strategies, Perspectives, Diplomacy, émergence, DRC.

 

INTRODUCTION

Sur la scène internationale, les Etats cherchent  toujours à préserver et à accroitre leur capacité d’action en entretenant des  relations avec les autres, tout en créant  un environnement où chacun ne vise que la défense et la sauvegarde  de ses intérêts. Pour y parvenir, ils  élaborent leurs politiques étrangères et  se servent de leurs diplomaties qui constituent l’instrument par excellence qui  leur permet  d’atteindre cette finalité.

C’est dans ce cadre que l’ambiguïté diplomatique de la République Démocratique du Congo renvoie à une réalité politique confuse depuis son accession à la souveraineté internationale. Elle est marquée par des crises telles que des sécessions, mutineries, ingérences politiques extérieures, revendications identitaires, intolérance politique, agressions armées, pillages des ressources naturelles, violations des Droits de l’homme etc(TAMBWE MWAMBA A. 2010, p.8). Cette situation de crise à répétition la transforme ainsi en un Etat failli qui, ne parvient plus à accomplir pleinement  ses missions régaliennes, même dans ses relations avec l’extérieur.   

Au regard de ses facteurs traditionnels de puissance, elle devrait plutôt  jouer un rôle stratégique et occuper une place importante sur l’échiquier régional, continental et mondial en  préservant  ses ressources stratégiques disponibles.

Pourtant, la diplomatie telle que connue a pour but non seulement de représenter et de défendre les intérêts de l’Etat mais aussi de l’informer sur ce qui se passe dans le cadre des relations bilatérales et multilatérales sans oublier l’implication de ses représentants dans le domaine de négociation (Article 3, Convention de Vienne de 1961). 

Cependant, l’analyse de la diplomatie congolaise laisse voir que la situation politique que traverse le pays, entraine son disfonctionnement tant au niveau central, c'est-à-dire le Ministère des Affaires Etrangères, que dans les différents postes diplomatiques à l’étranger.

En effet,  la République Démocratique du Congo occupe une position géostratégique unique au cœur de l’Afrique, dotée de ressources naturelles indispensables à l'économie mondiale. Pourtant, ce potentiel ne se traduit pas en influence diplomatique réelle ni en bien-être pour sa population. Le pays fait face à un paradoxe : il est un acteur indispensable sur papier, mais reste un État failli dans la pratique de ses relations extérieures.

Dès lors, la question fondamentale de cette recherche est la suivante : Par quels mécanismes et stratégies la RDC peut-elle transformer son appareil diplomatique, aujourd'hui affaibli par des crises structurelles et financières, en un instrument efficace au service de son émergence et de la défense de ses intérêts nationaux ?

La diplomatie congolaise a traversé diverses phases historiques, chacune caractérisée par des défis à la fois internes et externes. Traditionnellement, elle a alterné entre des périodes de présence internationale marquée et d'autres de quasi-invisibilité. Cette étude se démarque par son approche intégrée des défis contemporains auxquels la diplomatie congolaise est confrontée. Elle offre une analyse qui dépasse les échecs antérieurs pour proposer des solutions novatrices dans le contexte de l'émergence de la RDC. Bien que la littérature souligne l'importance de la diplomatie pour renforcer les alliances et améliorer la position internationale du pays, peu de recherches fournissent une perspective stratégique adaptée à la situation actuelle de la RDC, lacune que cette étude vise à combler. Elle redéfinit non seulement les défis mais identifie aussi les opportunités à saisir, en soulignant l'importance de revitaliser les infrastructures diplomatiques pour qu'elles soutiennent le développement national.

Ainsi les objectifs de cette étude sont de :

Réformer l'appareil diplomatique congolais pour le conformer aux normes internationales. Élaborer des stratégies transformant la RDC en un acteur central du continent africain. Promouvoir une vision diplomatique qui soutient les intérêts socio-économiques nationaux.

La démarche adoptée repose sur une approche pluridimensionnelle, intégrant des méthodes historiques, descriptives et analytiques. L'approche historique retrace l'évolution des doctrines diplomatiques congolaises, expliquant les erreurs passées et les leçons apprises. L'approche descriptive permet de diagnostiquer l'état actuel des affaires étrangères, tandis que l'analyse contribue à formuler des recommandations pour l'avenir.

Ce mélange de méthodes offre une vision globale de la situation diplomatique actuelle, en mettant en perspective le passé pour mieux comprendre le présent et préparer l'avenir.

La théorie centrale soutient que, malgré sa position géostratégique en Afrique, la RDC n'a pas encore exploité pleinement son potentiel pour exercer une influence diplomatique significative. La diplomatie doit être restructurée pour devenir un outil pragmatique d'émergence et de défense des intérêts nationaux.

L'objectif est d'opérer un changement de paradigme dans la diplomatie congolaise, afin de répondre aux contraintes extérieures et de réorganiser sa politique étrangère pour un développement durable.

Pour la compréhension du cheminement de cette étude, nous l’avons subdivisée en quatre points suivants :

·      Le premier se focalise sur l’appréhension du concept diplomatie ;

·      Le deuxième essaie de parler de la diplomatie congolaise ;

·      Le troisième analyse les défis de cette dernière ;

·      Le quatrième envisage les perspectives stratégiques  de la dite diplomatie pour émergence de la RDC.  

                                      

1.    L’Appréhension de la Diplomatie

La diplomatie est l’art de la conduite des relations d’un Etat avec les autres Etats. De façon plus large, elle est l’art de diriger les relations avec l’extérieur. Partie intégrante de l’activité de l’Etat, tourné vers l’extérieur, la diplomatie vise à aménager pour l’Etat des circonstances favorables dans l’environnement extérieur et à écarter les circonstances défavorable( (merle, 1984, p. 20).

C’est dans ce contexte que la diplomatie est la conduite de négociations et de reconnaissances diplomatiques entre les personnes, les groupes ou les nations en vue d’un accord, éventuellement  pour résoudre un conflit sans violence. Utilisée formellement, elle se rapporte habituellement à la diplomatie internationale, à la conduite des Relations internationales par l’entremise des diplomates professionnels.

Dans cette tâche qui est la  conciliation de la paix «  l’action de toute mission diplomatique peut se caractériser par ces cinq  fonctions : représenter, protéger, informer promouvoir et négocier( (Yahembe, p. 3)

Elle régit des rapports internationaux qui relèvent des États ou touchent à leurs intérêts. La diplomatie se définit comme la science des relations internationales. C’est l’ensemble des moyens et stratégies mises en œuvre pour défendre les intérêts d’un État (Yahembe, p. 3). Ainsi donc, la représentation diplomatique apparaît comme une structure administrative installée ou créée par l’État accréditant ou d’envoi, sur le territoire de l’État accréditaire ou d’accueil, pour le représenter sur la base des relations permanentes qu’ils entretiennent, pour y défendre ses intérêts. La représentation diplomatique est aussi perçue comme un organe administratif, créé par un État auprès d’une organisation ou d’une institution internationale, dont il est membre pour y défendre ses intérêts ou les intérêts d’un groupe de pays.

La littérature sur les Relations Internationales  souligne que  « L’objet de la diplomatie est, par l’usage des méthodes pacifiques et la pratique de la conciliation, de resserrer les liens  des  Etats  avec les gouvernements alliés, de développer les rapports amicaux avec les pays neutres et aussi de tenir en respect  les gouvernements hostiles » (Kortfweg.J, 1953, p. 4).

 

 

2.     La diplomatie congolaise : Jalons historiques

Dans ce point nous parlerons d’une manière synthétique pour mieux dire brève de l’historique de la diplomatie congolaise commerçant de l’époque de l’État Indépendant du Congo, E.I.C. de 1885-1908 ; en passant par la colonisation belge de 1908-1960   et pour atterrir au Congo indépendant depuis 1960 à nos jours.

2.1. À l’époque de l’État Indépendant du Congo (E.I.C. : 1885-1908)

Durant cette période, la diplomatie ne relève pas de la nation congolaise, mais de la stratégie personnelle du Roi Léopold II. Le Congo est géré comme une propriété privée. L'action extérieure se concentre alors sur deux axes : assurer la reconnaissance internationale de la souveraineté du souverain par les grandes puissances (États-Unis, Allemagne, France) et sécuriser les frontières du territoire pour l'exploitation des ressources. C'est une diplomatie de lobbying intense menée depuis Bruxelles, sans aucune structure administrative sur le sol congolais.

2.2. Pendant la colonisation belge (1908-1960)

À la suite de la reprise de l'E.I.C. par la Belgique, le Congo perd toute autonomie diplomatique. Sa politique étrangère est dictée par le Ministère des Colonies à Bruxelles et s'inscrit dans les intérêts de la métropole. La diplomatie est alors une diplomatie de "bon voisinage colonial" avec les puissances limitrophes (Royaume-Uni, France, Portugal) et de participation aux efforts de guerre mondiaux (fourniture d'uranium et de matières premières). Aucun cadre congolais n'est formé aux métiers des Relations Internationales, créant un vide de compétences au moment de la décolonisation.

2.3. Au Congo indépendant (1960 à nos jours)

Après plusieurs années de l’emprise du Congo comme propriété privée par le Roi de Belges, Léopold. II et des années de colonisation et de gestion de la diplomatie Congolaise par le Gouvernement Belge sous la responsabilité de son Ministre des  colonies, la RDC  devint indépendant au 30 juin 1960.Cette date marque la fin de la colonisation et le début de la première République.  Pendant cette période, le Congo se verra dans l'obligation de se conformer aux exigences d'un Etat moderne et indépendant sur le plan diplomatique.

C'est ainsi qu'avec la création du Ministère des Affaires Etrangères, la RDC s'est dotée d'un appareil diplomatique à l'instar des autres  pays, lequel lui a permis de s'intégrer dans l'établissement des liens diplomatiques bilatéraux et multilatéraux dont l'armature couvre le monde entier( (Lasay’Abar, 2001, p. 56).

Comme la diplomatie Congolaise, était encore en pleine gestation, il a fallu des institutions stables. Mais des événements dévastateurs notamment la mutinerie de la Force Publique, la sécession du Sud Kasaï et du Katanga, la révocation du Premier Ministre, etc. ont déstabilisé la formation et la consolidation de la diplomatie Congolaise. Ce qui a été un mauvais départ pour le Congo et sa diplomatie. A cela s'ajoute l'inexpérience des premiers diplomates Congolais, pour la +plupart recrutés parmi les fonctionnaires de l'Administration coloniale et au sein d'anciens élèves de Lovanium Kisantu.

Dans ce contexte, la diplomatie Congolaise a eu  du mal à faire entendre sa voix dans la grande symphonie diplomatique internationale. Ce qui a fait que cette période a été marquée par la mise en œuvre d’une diplomatie de proximité au lieu de privilégier la diplomatie de terrain.

Cet état de fait n'a pas permis à la RDC de canaliser les actions de sa diplomatie vers les objectifs de développement socio-économique, mais plutôt elle s'est attardée à un seul objectif qui est, celui d'obtenir un accompagnement auprès des partenaires étrangers en vue de la défense de l'intégrité territoriale.

Il sied de souligner aussi, le premier incident diplomatique né à la suite du discours du Premier Ministre Patrice Emery Lumumba, qui  a humilié le Roi  des belges, en évoquant la situation réellement vécue par les colonisés Congolais à l’époque de la colonisation.

Cet évènement a  provoqué la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays et plusieurs actions liées aux interventions néocoloniales. Malgré cela, le Congo a  réussit tant bien que mal à marquer sa diplomatie sur le plan international par quelques actions remarquables comme  l’admission du  Congo, en juillet  1960, à l’ONU suivie quelque temps après,  de l’arrivée   des troupes onusiennes aux fins d’empêcher l’éclatement du pays. (Lasay’Abar, 2001, p. 56).

Cependant, c’est sous la Deuxième République que la diplomatie zaïroise va recouvrer ses lettres de noblesse. En effet, c’est à partir de 1965 que le Congo devenu Zaïre,  va mener une diplomatie agissante, dynamique et efficace susceptible de promouvoir ses intérêts vitaux, le climat de compréhension et de confiance dont le pays avait besoin pour entreprendre sa reconstruction. Pendant cette période de guerre froide, le Président de la République Mobutu fera preuve d’une activité diplomatique à travers l’ouverture vers l’Est, sans oublié de l’Amérique latine ( (Aziz, 1984, p. 20).

En fait, la longue transition Zaïroise a démarré avec un événement politique de grande envergure qui est la libéralisation politique   inaugurée par les consultations populaires des années nonante. C'est durant cette même période que le Zaïre  verra son image de marque qu'il  s'était créée, se détériorer  sur la scène internationale. C’était  le début d'un ensouillage au niveau de l'appareil diplomatique Zaïrois, causant son disfonctionnement.

L’isolement diplomatique dû à la suspension de la coopération avec les grandes puissances en 1992 suite au désordre politique interne caractérisé par le dualisme au niveau des institutions politiques va aussi  caractériser cette transition( (Lasay’Abar, 2001, p. 56). Les diplomates zaïrois étaient livrés à leur propre sort : arriérés de salaires, manque de logements, engagements financiers non respectés. Certains se sont vus traduire en justice, d'autres livrer à des actes illicites contraires au métier de diplomate tels que la vente des biens appartenant à l’Etat, l’abandon des missions etc. Ainsi donc, la modicité, voir l'absence des moyens tant matériels, financiers que logistiques, a handicapé le rendement de la diplomatie zaïroise.

Cette situation a entrainé  la réduction des missions diplomatiques du zaïre   ainsi que des postes consulaires.  Actuellement, la République Démocratique compte 63 misions diplomatique, 3 Consulats Général, (à Dakhla au Maroc, à Kigoma en Tanzanie et en Anvers en Belgique) un Consulat, trois représentations permanents auprès des Organisations Internationales qui sont de l’Union Africaine, Nations Unies à Genève et à New York et, est membres des Communautés Economiques Régionales et sous régionales africaine et auprès de l’Union Européenne (https//f. r wikipedia.org/wiki/). 

De 1997 à 2001, le pays a changé de régime sur le plan interne.  Le régime de Laurent Désiré Kabila avec l'AFDL, va mener  la diplomatie congolaise sur l’axe Sud – Sud.  Car, cette dernière va laisser l'axe Nord-Sud, longtemps privilégié par les acteurs précédents, pour se lancer vers l’axe Sud-Sud, qui va conférer à la diplomatie congolaise une qualité offensive.

A cet effet, la diplomatie congolaise  va se focaliser sur la guerre d’agression dont  le pays se sent victime jusqu’à nos jours. L'intervention des Etats alliés de la SADEC  dont l’Angola,  la Namibie et  le Zambie dans la dite  guerre est l'un des fruits de cette diplomatie offensive  de  Laurent Désiré Kabila( (Lasay’Abar, 2001, p. 56).

Cependant, dans le cadre des affectations des agents diplomatiques à l'étranger, les abus du népotisme, du clientélisme et d’autres antivaleur de la 2èmeRépublique et de la Transition n'a pas échappé aux autorités de Kinshasa. Le nombre des diplomates dans les missions diplomatiques et postes consulaires a augmenté et le recrutement des diplomates incompétents a affaibli d'avantage la diplomatie congolaise.

De 2001 au 2006, la diplomatie congolaise connaîtra l’assassinat du Président L.D. Kabila et l’accession au pouvoir, de Joseph Kabila comme quatrième Président de la RDC. Ce dernier apportera un nouvel air à la politique étrangère de la RDC à travers une diplomatie de terrain. Il prônera l’ouverture au monde caractérisé par la reprise des relations diplomatiques tant bilatérales que multilatérales.

 Ainsi, Pour marquer le retour de la RDC sur la scène internationale avec , la reprise effective  de l’activité diplomatique,  le Président de la République  effectuera plusieurs  voyages à l'étranger en vue d'expliquer les nombreux  problèmes soulevés par cette guerre d'agression contre la RDC afin d’examiner, avec ses partenaires,  la possibilité  pour le Congo de reprendre avec la coopération structurelle(Lasay’Abar, 2001, p. 56).Il visait à  briser l'isolement diplomatique qui marginalisait le pays  au profit de ses agresseurs auprès de la communauté internationale.

Cette ouverture a permis la conclusion de  plusieurs accords  spécifiques portant sur des projets de développement entre la RDC et ses partenaires bilatéraux et  d'autres en synergie avec les partenaires multilatéraux.

C’est durant cette période, que la diplomatie  congolaise s'articulait  autour du rôle actif du  pays. Ce dernier  devait  jouer  un rôle important sur la scène internationale en mettant à profit ses  ressources humaines et naturelles, ses potentialités hydro-électriques et sa position géographique. Cette stratégie diplomatique  prônée par le Gouvernement était  celle de partenariat   fondée sur la redynamisation des relations de la RDC avec tous ses partenaires tant bilatéraux que multilatéraux  et ce, sur base du principe du respect des intérêts mutuels (Actes de la 10ème conférence diplomatique, volume 2, 2003, p.30).

3.    Analyse des défis de la diplomatie congolaise

La République Démocratique du Congo laisse voir « une politique extérieure ballotante, une diplomatie d’improvisation auxquelles s’est ajouté un corps insuffisantement structuré et outillé pour la gestion des affaires internationales, il s’est fait que la RDC est placée , depuis des années , et au regard de la communauté internationale, dans une situation hybride caractérisée par un délaissement et un isolement quasi permanent de la part de ses  partenaires extérieures »( Bulaimu Wite Nkate Myanda, , p9). Une telle configuration entraine des défis à relever au niveau de l’administration diplomatiques,  à la  coopération et à la  nouvelle vision en matière de la politique extérieure.

3.1. Au niveau de l’administration diplomatique

Depuis sa création, la diplomatie congolaise s’est dotée d’une administration pour gérer ses relations diplomatiques avec d’autres pays souverains. Durant ce temps,  des  normes ont été édictées pour règlementer l’organisation et fonctionnement de cet outil de la politique étrangère   ainsi que le déroulement de la carrière de son personnel diplomatique. Des ressources financières et des moyens matériels conséquents y ont été consacrés à travers  une mise à disposition de fonds.

A partir de  ces moyens, de la conscience  professionnelle des cadres et du respect rigoureux des textes règlementaires, le fonctionnement de l’administration du Ministère des Affaires Etrangères a permis à la République, pendant les  premières décennies de l’indépendance, de réaliser des succès diplomatiques indéniables.

En effet,  dans le contexte politique international bipolaire de l’époque, la diplomatie congolaise avait rempli, de manière satisfaisante, les missions de politique étrangère qui lui étaient assignées par le pouvoir public notamment en matière de la  préservation et l’amélioration  de l’image de marque de la nation, de la vocation africaine du Congo et surtout de sa position de « point d’appui de l’équilibre géopolitique et géostratégique de l’Afrique et du monde »( Labana.L.A., op. Cit., p.58).

A contrario, depuis qu’a soufflé le vent de la Perestroïka qui a entrainé la chute du Mur de Berlin et la fin de la Guerre froide, le Congo s’est empêtré dans une longue Transition politique qui a engendré le disfonctionnement de l’appareil de l’Etat et de sa politique étrangère.

La plupart des hommes politiques n’étaient pas à même de cerner ni la place ni le rôle et encore moins l’importance de la diplomatie. Ils étaient moins enclins à consacrer des moyens à l’administration de la diplomatie qu’ils considéraient, comme non rentable et donc inutilement budgétivore

Cet état d’esprit avec ces mentalités et pratiques, a entrainé le manque de fonds, la chute  accélérée du budget alloué au Ministère des Affaires Etrangères  et,  par conséquence, la dégradation de la situation générale du diplomate congolais, la détermination des conditions de vie et du travail entrainant la motivation du personnel diplomatique.

 Durant ces deux dernières décennies, l’amenuisement et l’irrégularité des moyens  de fonctionnement  du Ministère donnent l’impression que le pouvoir politique congolais a  résolu d’abandonner la diplomatie à la débrouille. Ce « délaissement » a eu pour conséquence l’effondrement, de la diplomatie congolaise. 

Il se crée le paradoxe congolais car  c’est dans ce contexte sombre que le pouvoir politique exige de la diplomatie des résultats spectaculaires voire miraculeux.

Pour résorber ce paradoxe, il avait été demandé, aux  participants à la dernière conférence diplomatique de scruter le passé lointain et proche en considérant la présente  diplomatie, suivant  les orientations du Président de la République, exprimé dans son discours d’ouverture de la dite conférence (Recommandation de la 12 eme  conférence diplomatique, 2022).

Les préoccupations majeur étaient celles de la reforme dans la vision et la conception de l’administration du Ministère des Affaires Etrangères pour l’adapter d’une part au contexte international multipolaire et d’autre part, l’orienter à l’actuelle vision diplomatique issue du phénomène de la mondialisation à savoir « la diplomatie du développement ».

Il s’agissait aussi  de la réforme des cadres juridiques et organiques de cette Administration, à travers la refonte de tous les textes qui la régissent, de la  réforme des mentalités du diplomate et de l’homme politique congolais par une prise de conscience collective.

 C’est dans cette approche que l’Administration du ministre des Affaires Etrangères  devrait   s’intégrer dans l’esprit général de la nation congolaise qui prône et œuvre pour la refondation de la République.  Malheureusement, il s’est avéré que les dix premières conférences diplomatiques ont eu à soulever certains problèmes importants qui demeurent sans solution.

Ainsi, parmi les nombreux  maux  qui rongent l'Administration  diplomatique du Congo, il y a lieu de  relever l’insuffisance des moyens financiers et matériels, la pléthore (des agents diplomatiques),  les structures non adaptées et inefficaces, un personnel   peu qualifié au niveau de l'Administration centrale qu'à celui des Missions diplomatiques, l’absence d'une culture de méritocratie, etc. Ces maux sont des défis à relever pour permettre à cet Administration de remplir efficacement les missions diplomatiques pour l’émergence du pays.

3.2. Défis d’une coopération efficace

L'importance de la diplomatie est non seulement celle d'assurer un rapprochement entre les nations, mais d’être capable  de nouer une coopération avec des partenaires à travers la négociation  afin qu’elle rend un service pour le développement du pays.

Parmi les défis liés à une diplomatie moins efficace en matière de coopération, figurent  la absence et l'incapacité d'une coopération profitable à la nation à cause des intérêts égoïstes, le manque d'esprit d'écoute et de négociation dans l’exécution  des accords bilatéraux et multilatéraux qui exaltent l'intérêt national et emportent la conviction  des partenaires traditionnels et autres pour la cause congolaise (Bulaimu W. , 2013, p. 12 – 17).

 

3.3. Défis d'une nouvelle vision en matière de la politique extérieure

Pour lutter contre tous ces maux qui rongent l’outil diplomatique, la  refonte significative de la politique étrangère de la République démocratique du Congo est cruciale pour  réhabiliter et redorer l’image de la diplomatie  en tant qu’action visant le renforcement de la bonne gouvernance du pays. Celle-ci doit suivre la nouvelle vision  édictée par Président de la République à travers  son   discours  d’investiture, de   janvier 2019(Bulaimu Wite , op. cit., p. 12 – 17), dans lequel il a présenté  les grandes lignes de ce qui doit être  l’action de l’Etat sur le plan extérieur.

Cette redéfinition stratégique, marquée par un activisme sur le plan international, continental et régional, permet à la  RDC de briser l’inaction  diplomatique, et de reprendre la coopération avec plusieurs partenaires importants et de redynamiser sa présence au sein des organisations internationales et Régionales.

En outre, la  promotion de  l’intégration régionale en tant que levier de développement économique visant à axer la politique étrangère de la RDC sur « une véritable approche de partenariat stratégique au bénéfice de la population congolaise, doit être soutenu par le gouvernement  en mettant  un  accent sur la nécessité d’engager une politique plus ambitieuse au sein des organisations sous régionales et internationales.

La volonté de sortir la diplomatie congolaise d’une posture réactive doit envisager et consolider afin,  de donner à la RDC un rôle adapté à son poids démographique, à ses richesses naturelles ainsi qu’à sa position géographique et stratégique au cœur du continent.

Cependant, l’échec de plusieurs initiatives diplomatiques, le retard des paiements de contribution statutaire au sein des organisations internationales, l’existence de dysfonctionnement dans la gestion de certaines représentations diplomatiques ainsi que les problèmes liés aux conditions de vie et de travail ainsi que la prise en charge du personnel diplomatique.

Ces défis à caractère opérationnel pourraient constituer de véritables obstacles à la réalisation des objectifs fixés dans le cadre de cette nouvelle vision dont la finalité ultime est de faire rayonner la RDC sur le plan international.

C’est dans ce contexte que Philippe Biyoya, dans son ouvrage consacré à la diplomatie régionale africaine a eu à décrire la diplomatie congolaise  et  à proposer  de passer du temps des apparences au temps des réalités (Biyoya Makutu Philipe1993, p. 8).  

Cette idée, permet de déduire que les conditions d’épanouissement d'une bonne  diplomatie, sont notamment  le progrès économique, le développement des communications, la dépendance envers les marchés intérieurs, la prise en compte des menaces extérieures, la dynamique d'une gouvernance  ouverte à la réceptivité des idées nouvelles voir étrangères.

Ainsi la diplomatie trouve sa force dans la vitalité de la nation et s’apprécie par la défense des intérêts. Donc la mise en œuvre d’une politique étrangère  exige avant tout le dynamisme et la fermeté de ses ambitions.

La diplomatie congolaise est alors appelée à défendre, son identité géopolitique, à se protéger contre les menaces et périls extérieurs, à livrer avec les autres pays  la compétition économique et à éviter à se  substituer le besoin de figuration.

4.    Les stratégies et les perspectives de la diplomatie congolaise pour le positionnement de la RDC sur la scène internationale

Dans le cadre de cette étude,  des  perspectives renvoient  au besoin de proposer des stratégies et des plans opérationnels au niveau diplomatique.

 

4.1. Evaluation des opportunités et rôle de la diplomatie congolaise[1]

Apres ces quatre  cycles  électoraux  (de 2006 à 2023), la RDC s’est alignée désormais sur la liste des pays fréquentables. Elle enregistre un nombre de délégations  de haut niveau venues exprimer leur désire de coopération.

Malgré tous ces  défis, la politique d’ouverture du gouvernement a permis l’intensification  des contacts avec plusieurs pays, la  contribution de la RDC en tant qu’acteur régional  sur plusieurs questions d’ordre politique, économique et sécuritaire.  Le renforcement de sa  présence au sein des différentes Communautés Economiques Régionales  et Organisations Internationales a en outre contribué à l’amélioration de l’image du pays à l’extérieur.

 

4.1Axes stratégiques et facteurs de succès de la diplomatie congolaise

En vue de  renforcer son efficacité sur les axes prioritaires existant  de sa politique étrangère basés sur les principes qui fondent l’État congolais depuis son indépendance cette étude  identifie quatre axes stratégiques,  dix facteurs de succès et vingt – quatre    actions prioritaires pouvant permettre l’élaboration d’un plan d’action. Pour de raisons d’ordre pratique, nous avons opté de le présenter dans le tableau ci-après :

 

Axes stratégiques et facteurs de succès

Actions prioritaires pour l’avenir de la diplomatie congolaise

I

REFORME INSTITUTIONNELLE

 

I.1

A la Présidence de la République

·      Le renforcement institutionnel des services présidentiels chargés de l'assistance dans la prise  de décision en matière de la politique étrangère et de la coopération régionale et  internationale  dont particulièrement la mise en place d'un Secrétariat Général à la présidence chargé de ces matières.

·      Le collège des conseiller  politiques et diplomatiques ainsi que les ambassadeurs itinérants relèveraient de la direction du cabinet et ne participeront pas au système de prise de décision. Il revient au Président de la République d'œuvrer de manière efficace afin de réduire la tendance à la dispersion et à l'entrave de la diplomatie classique par des diplomaties parallèles.

 

I.2

Au Ministère des Affaires étrangères

·      La restructuration des directions selon les matières et non plus selon la géographie, pour tenir compte des enjeux de la politique mondiale, en une diplomatie requalifiée et spécialisée.

·      La création d'un Centre Spécialisé de  Gestion des Crises et la considération de la  résolution des conflits comme doctrine d'une diplomatie stratégique africaine.

·      La création d’une direction chargée de veuille et stratégie des  politiques internationales afin de faciliter la prise  de décision stratégique sur  les postes diplomatique et consulaire grâce à  une analyse des évaluations tendancielles et de leur environnements.

·      La mise  en place d’une  direction chargée de la coopération de sécurité et de défense du pays  en vue de renforcer les capacités de sécurité et de défense.

 

II

MISSION  DIPLOMATIQUE

 

II.1

Le Mobilisation des ressources

·      Doter des moyens suffisants pour la faire fonctionner en recrutant et modernisant les ressources humaines selon les textes en vigueur.

·      Augmenter  le budget du ministère afin de résoudre les situations financière dans la mission diplomatique.

II.2

L’Organisation des missions et placement des diplomates

·      Adapter  les Ambassades du point de vue effectifs : des diplomates et des engagés locaux ;

·      Rappeler les diplomates fin mandats ;

Recruter  les jeunes  diplomates sur base de critères objectif dans des Universités, les formés dans les académies diplomatiques afin qu’ils soient  capables de jouer efficacement leur rôle.

II.3

La Valorisation du corps  des diplomates

·      Redonner de la valeur aux diplomates et revitaliser la structure humaine en payant des salaires et primes décents selon leur statut particulier.

 

II.4

La Communication diplomatique

·      Utiliser  les technologies de l’information et de la communication pour  un renouvellement des pratiques  « diplomaties numériques » et envisager l’impact des réseaux sociaux notamment sur les résultats des actions des représentations étrangères ;

·      Intégrer des outils du marketing pour construire une image de marque du pays, ce qui permettra d’obtenir une place particulière dans les relations internationales ;

·      Créer des conditions pour éviter les incommunications et les ruptures avec les membres des gouvernements, mais aussi avec les parlementaires, les intellectuels, etc.

II.5

La Redynamisation de  l’Académie Diplomatique

·      Instaurer un programme axé sur  l’Académie diplomatique  d’été  chaque année, afin d’attirer les  étudiants à la profession diplomatique en organisant des recrutements.

·       Promouvoir la diversité, le ministère des Affaires étrangère s’engagera, avec ce programme, à aller chercher les futurs talents de la diplomatie partout où ils se trouvent. À l’issue de leur formation, les académiciennes et les académiciens intègrent un réseau d’ « jeune diplomate » créer à cet effet, avec lesquels le ministère  tissera une relation particulière, dans la durée en leur proposant des offres de stages, de vacations, éventuellement des formations d’entraînement en amont de concours, entre autres. L’objectif est ainsi de susciter des vocations et d’enrichir un vivier de futurs diplomates représentatifs de notre pays.

III

NEGOCIATION

 

III.1

Définir  la stratégie d’une négociation  efficace

·      Développer des stratégies de négociation  qui attirent les investisseurs en  prenant compte les intérêts du pays  et des Congolais à l’extérieur ;

·      Conduire les négociations diplomatiques sur les questions de fond en respectant les différentes phases (diagnostique, formulation et détail).

III.2

Orienter  les négociations vers le développement social et économique

·      Négocier  avec les partenaires  pour investir en RDC dans tous les domaines, dans une relation gagnant-gagnant de façon légale et dans le respect mutuel.

 

IV

DIPLOMATIE ECONOMIQUE

 

IV.1

Faire de la diplomatie économique une priorité

·      Faire du soutien d’entreprises à l’international, en particulier les PME et les ETI, sans parler des investissements étrangers, une priorité permanente de notre réseau diplomatique ;

·      Créer au Ministère du commerce extérieure un service spécifique  relié aux  Affaires Etrangères pour le soutien à l’entreprise et aux affaires économiques ;

·      Mettre en place au sein de poste diplomatique un  service  traitant des enjeux règlementaires ou normatifs, des procédures simples permettant aux entreprises d’exposer en amont et dans le cours des négociations, leurs attentes, leurs préoccupations et leurs intérêts ;

·      Renforcer la dimension économique dans les visites et entretiens ministériels ;

·      Renforcer la dimension économique dans la formation de nos diplomates afin d’élever leur compétence en cette matière.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CONCLUSION

En résumé, cette étude visait à examiner les transformations, les faiblesses structurelles et les leviers de renouveau de la diplomatie en République Démocratique du Congo. En retraçant l'histoire depuis l'époque de l'État Indépendant du Congo jusqu'à aujourd'hui, il apparaît que l'action extérieure de la RDC a fluctué entre des périodes de rayonnement stratégique et des phases d'effacement critique. Ce décalage met en exergue un paradoxe central : bien que le pays occupe une position géostratégique exceptionnelle au cœur de l'Afrique et possède des ressources naturelles cruciales pour l'économie mondiale, il n'est pas encore parvenu à transformer ce potentiel brut en une influence diplomatique tangible et durable.

Le diagnostic formulé dans cette recherche montre que la machine diplomatique congolaise est actuellement freinée par des défis structurels, financiers et humains majeurs. Les dysfonctionnements logistiques des missions à l'étranger, la précarisation du personnel, l'absence de méritocratie, et une culture de diplomatie réactive face aux crises sécuritaires et politiques internes ont affaibli la position de la RDC sur la scène internationale. Cependant, les récentes dynamiques politiques et la volonté de changement marquent le début d'une prise de conscience : la diplomatie doit être vue non pas comme une dépense superflue, mais comme un investissement stratégique de premier ordre.

Pour traiter la question fondamentale de cette recherche, transformer la diplomatie congolaise en un outil efficace pour son émergence nécessite un changement radical de paradigme. Les perspectives opérationnelles mises en avant dans cette étude (organisées autour des axes stratégiques, des facteurs de succès et des actions prioritaires décrites dans notre grille d'analyse) démontrent qu'un redressement est envisageable. Ce renouveau exige impérativement une restructuration organique du Ministère des Affaires Étrangères, la professionnalisation du corps diplomatique, et l'adoption résolue d'une « diplomatie de développement » capable d'attirer des partenariats mutuellement bénéfiques et de garantir l'intégrité territoriale du pays.

En fin de compte, la force d'une diplomatie n'étant que le reflet de la vitalité interne d'une nation, l'émergence de la RDC dépendra de sa capacité à aligner sa politique étrangère sur une gouvernance rigoureuse et visionnaire. C'est à ce prix que la République Démocratique du Congo cessera d'être un géant passif pour devenir un point d'appui essentiel pour l'équilibre géopolitique africain et un acteur majeur de la scène internationale.

 

 

 

BIBLIOGRAPHIE

I.              Ouvrages

Bulaimu Wite Nkate Myanda, Physionomie des services consulaires de la République Démocratique du Congo, Edition Zenda, Kinshasa, 2013.

Biyoya Makutu Philipe, Diplomatie Régionale Africaine, éd.  Acris, Lubumbashi, 1993.

1.     Kortfweg.J., La diplomatie, éd. P.D.L, Bruxelles, 1953.

2.     HasbI Aziz, La Théorie des Relations Internationales, Paris, Le Harmattan, Paris, 2004.

3.     Marcel Merle, La politique étrangère, PUF, Paris, 1984, p.20

4.     Labana Lasay'abar, J., B.,  Force et faiblesse de la diplomatie repensée par la RDC, urgence et pertinence, Edition Universitaire, Kasaï, 2001.

5.     Labana Lasay'abar, J., B., Politique extérieure du Congo, Ed. Sirius M.E.S, Kinshasa 2004

6.     Tambwe Mwamba Alexis, Tradition et perspectives de la diplomatie du développement en République, Démocratique du Congo, GESCOM, Kinshasa, 2010.

7.     Yoko Yahembe, Traité de droit diplomatique, PUZ, Kinshasa, ….

 

II.            Documents officiels

1.      Rapport du groupe d’experts sur l’exploitation illégale des ressources naturelles et autres richesses de la République Démocratique du Congo S/2001/357, Avril 2001.

2.      Huitième Conférence diplomatique de la République Démocratique du Congo, Document d’archive du Ministre des affaires Etrangère et de la coopération internationale.

3.      Actes de la 10ème Conférence diplomatique, volume 2, Rapport final et communication, Kinshasa, mars 2003.

4.      Recommandations de la 12 ème  Conférence diplomatique, tenue à Kinshasa du 26 au 28 Février 2022.

III.         Webographie 

1.       https//f.r wikipedia.org/wiki/Représentations diplomatique de la République Démocratique du Congo


[1] Lire à ce sujet les Nations Unies, Conseil de Sécurité : Rapport du groupe d’experts sur l’exploitation illégales des ressources naturelles et autres richesses de la République Démocratique du Congo S/2001/357, Avril 2001, p.39

 
 
 

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