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LES MODALITES DE CONTROLE ET D’EVALUATION DANS L’ENSEIGNEMENT A DISTANCE. « Analyse critique des modes pédagogiques utilisés dans les plates formes des réseaux sociaux « Cas de la RDC »

Par Paul KANDOLO KIPUGWA : 

Chef de travaux à la Haute Ecole de Kinshasa.

 Spécialité : Sociologie des réseaux sociaux




Résumé

Le présent article s’inscrit dans un champ des usages numériques au niveau de l’enseignement supérieur et universitaire à travers les plates formes d’enseignement qui organisent les enseignements à distance. Il vise à contribuer à la compréhension des dynamiques d’appropriation   des technologiques numériques adéquates et modes pédagogiques requis pour l’apprentissage d’un cours en ligne. Il fait un diagnostic sur le système d’enseignement à distance organisé par quelques établissements d’enseignements supérieurs et universitaires en ce qui concerne leur mode pédagogique et système d’évaluation ; à l’occurrence la haute Ecole de commerce de Kinshasa et l’université Pédagogique nationale, comparativement au système organisé par l’agence universitaire de la francophonie à travers son campus numérique de Kinshasa.

La méthode d’analyse stratégique a été utilisée comme démarche d’investigation. Elle nous a servi comme cadre d’analyse théorique pour examiner les relations entre les systèmes et les stratégies que ces établissements emploient pour participer aux activités qu’ils organisent en tant que champ où se prennent des décisions, se concluent des partenariats éducatifs, et où s’affrontent des intérêts divergents, des contradictions au regard des enjeux spécifiques, ressources et logiques spécifiques. Et c’est là qu’interviennent le construit social et la rationalité stratégique.

 

Accusant un faible débit de connexion à l’internet et déficit d’infrastructure informatique adéquate, L’article propose à ces établissements des pistes de solution dans l’évaluation et des modes pédagogiques à utiliser dans l’enseignement à distance pour préserver la légitimité des diplômes.

Mots-clés : Enseignent supérieur, Enseignement à distance, numérisation, République démocratique du Congo, plate-forme informatique, Apprentissage en ligne.

 

Abstract 

This article is situated within the field of digital technology use in higher education through online learning platforms that support distance education. It aims to contribute to a better understanding of the dynamics involved in the appropriation of appropriate digital technologies and the pedagogical approaches required for effective online learning. The study provides a diagnosis of the distance learning systems implemented by selected higher education institutions, particularly the Higher School of Commerce of Kinshasa and the National Pedagogical University, with regard to their pedagogical methods and assessment systems. These are compared with the model developed by the Agence Universitaire de la Francophonie through its Digital Campus in Kinshasa.

The strategic analysis method was adopted as the research approach. It served as a theoretical framework for examining the relationships between the systems and strategies employed by these institutions in organizing educational activities. These institutions are considered as arenas where decisions are made, educational partnerships are established, and divergent interests and contradictions emerge in relation to specific challenges, resources, and organizational logics. Within this context, social construction and strategic rationality play a significant role.

Given the challenges of low Internet bandwidth and inadequate information technology infrastructure, the article proposes a number of solutions regarding assessment methods and pedagogical approaches for distance education. These recommendations are intended to enhance the quality of online learning and preserve the credibility and legitimacy of ac.

Keywords : Higher Education, Distance Learning, Digitalization, Democratic Republic of the Congo, Digital Platform, Online Learning.

 

 

INTRODUCTION

 

Le titre de cet article pourrait surprendre et amener à se poser la question : Pourquoi l’enseignement à distance en République Démocratique du Congo et pourtant ce pays accuse un déficit en infrastructure technologie éducative et un taux très faible de connectivité en internet ? Nous voudrions, en commençant notre article à justifier sa quintessence.

En effet, outre l’enseignement classique qu’organisent les institutions d’enseignement supérieur et universitaire, certaines universités congolaises s’inspirant des modèles occidentaux se sont lancées dans l’organisation des enseignements distants. Disposant de leur site internet et quelques infrastructures informatiques de base, ces institutions à l’occurrence la Haute Ecole de Commerce de Kinshasa et l’Université Pédagogique nationale (UPN) pour ne citer que cela, ont compris que la mise en ligne d’un cours permet de donner une vision des savoirs qui est différente et complémentaire de celle d’un cours "classique ». L’apprenant, en suivant un cours en ligne, ne le subit, il peut décider d’arrêter, de le reprendre à son rythme et n’éprouve pas beaucoup de contrainte de temps.

Ceci est d’autant vrai comme le souligne Vincent de bill que Le cours en ligne présente une certaine interactivité, l’apprenant est plus actif, ce qui facilite son apprentissage. La mise en ligne d’un cours permet aussi à l’enseignant d’avoir un support de cours pouvant être facilement et rapidement mis à jour ainsi qu’une documentation assez évolutive grâce à la possibilité de faire des liens qui renvoient vers d’autres ressources utiles (essentiellement des sites web et des bases de données bibliographiques). [1]

De ce qui précède, il appert d’affirmer de notre part que L’intégration d’outils de communication dans un cours procure à l’enseignant de nouveaux outils d’apprentissage. A titre d’exemple, l’utilisation du courrier électronique facilite les échanges entre l’enseignant et ses apprenants. Le cours en ligne peut aussi être utilisé par l’enseignant pour préparer ses apprenants à son cours présentiel. Il peut alors renvoyer les étudiants à la consultation de certains aspects de son cours qu’il a mis en ligne afin qu'ils maîtrisent certains pré requis sur lesquels il pourra s'appuyer lors du cours en présentiel. Cette consultation peut permettre également aux apprenants de se préparer pour poser des questions auxquelles l'enseignant pourra répondre pendant son cours. 

 

 

Cependant il se pose au départ la question suivante : Comment peut-on évaluer les apprenants qui suivent les cours distants si bien que la République Démocratique du Congo accuse une faible couverture de connectivité en internet ? Quelle évaluation faudra-t-il appliquer afin de préserver la légitimité des diplômes livrés à la fin de formation ? Quelles sont les implications socio-informatiques des modes pédagogiques utilisées. Telles sont les questions qui constituent l’ossature de cette réflexion.

Pour répondre à cette problématique, nous pensons que :

-       L’évaluation dans l’enseignement à distance en RDC doit se faire sur base des systèmes d’information susceptible d’assurer un accès et une utilisation plus facile pour l’apprentissage en ligne.

-       L’évaluation formative et sommative sont importantes respectivement dans un processus de suivi pédagogique et d'acquisition des connaissances, ainsi que dans la certification des acquis et participent à l’orientation de l’apprenant.

-       Les modes pédagogiques utilisées ont une incidence a la fois informatique et sociologique

Toute démarche intellectuelle nécessite de la part du chercheur de recourir à un cadre méthodologique. A ce sujet Sylvain SHOMBA K écrit que « la méthode constitue une voie particulière en vue d’éclairer l’itinéraire de la réflexion permettant de saisir et de démontrer le soubassement du phénomène sous examen »[2]

Nous avons fait usage à la méthode stratégique en tant qu’approche rénovée de l’étude des organisations développée par M. Crozier et E. Freiberg [3]. En effet, les institutions organisatrices d’enseignement en ligne en tant que structures d’enseignement supérieur et Universitaire, sont perçues comme des organes dont les activités organisées constituent un champ où se prennent des décisions, se concluent de partenariat entre les partenaires éducatifs, mais aussi où s’affrontent des intérêts divergents, des contradictions, source de conflits, des antagonistes, des crises. « Chaque champ est caractérisé par des Ressources, des logiques et des enjeux spécifiques qui appellent des luttes entre les partenaires. A l’intérieur de chaque champ, les interactions se structurent en fonction des atouts et des ressources que chacun des partenaires mobilise. D’où, il faut le construit social et la rationalité stratégique[4]. Telle est notre approche d’analyse dans ce travail.

Cet article s’étend sur une période allant de 2024-2025, et porte sur l’enseignement distant organisé en République Démocratique du Congo par la Haute Ecole de Commerce de Kinshasa « HEC » et l’Université pédagogique nationale (l’UPN) dont leurs sièges sont situés respectivement sur l’avenue de libération ex 24 novembre au croisement de l’avenu mandarinier, Kinshasa/Gombe et à BINZA- UPN.

 

Hormis cette introduction et la conclusion, notre article comprend trois points :

-       Le Premier porte sur l’organisation pédagogique et des modalités de contrôle dans l’enseignement à distance ;

-       Le Deuxième traite des modes pédagogiques utilisées dans l’enseignement à distance ;

-       Le troisième qui est la clef de voûte de notre article est axé sur les modalités d’évaluation dans l’enseignement à distance et incidences socio-informatiques

 

1.PROCEDURE D’ORGANISATION PEDAGOGIQUE D’UN                           ENSEIGNEMENT EN LIGNE

Pour faciliter sa mise en ligne, un cours ou module de formation, doit être bien structuré pédagogiquement. Pour cela, on peut mettre en place les systèmes d’informations pour assurer un accès et une utilisation plus facile pour l’apprentissage en ligne. A ce sujet Abderrahmane MBENGE énumère trois systèmes d’information qui peuvent assurer un accès facile pour le cours en ligne,[5] Le système d’entrée ; Système d’apprentissage et système de sortie

1.1.        Le système d’entrée 

Le système d’entrée présente le cours en ligne contient les éléments suivants [6]

1.1.1.  Présentation des objectifs :

Les objectifs sont les compétences à acquérir à la fin de la formation. Cette information donnée permet à l’apprenant de focaliser son attention sur les notions les plus importantes du cours et d’organiser son apprentissage selon ces objectifs.   Les objectifs doivent être définis d’une manière précise et si possible, d’une manière quantifiable.

Exemple : Maîtriser les étapes de développement d’un site web éducatif ;

Comment formuler correctement des objectifs pédagogiques ?

Un objectif pédagogique doit être formulé de la manière suivante :

Être capable de + verbe d’action et objet + critères de réussite + conditions de réalisation

Le choix du verbe définit un niveau de maîtrise d’un concept, d’un savoir-faire ou d’une démarche.

 

Exemple : Connaître les principaux modèles d’enseignement et d’apprentissage. Il s’agit ici d’acquérir d’une connaissance théorique (concept)

 

N.B : Un objectif pédagogique doit être un objectif évaluable.

 

1.1.2.  Le test d’entrée ou contrôle des pré- requis :

Ce contrôle permet de vérifier que l’apprenant a les connaissances ou compétences nécessaires pour pouvoir suivre le module de formation. La maîtrise du pré requis peut être vérifiée à l’aide d’un test dit « test d’entrée » permettant de savoir si l’apprenant a les compétences nécessaires pour suivre le module de formation. Au cas où le test d’entrée ou contrôle des prés requis n’est pas rempli, l’enseignant peut prévoir des activités d’apprentissage qui permettront de remédier aux lacunes constatées ou encore on peut envisager de diriger l’apprenant vers un autre module qui va lui permettre de maîtriser les pré requis.

1.1.3.  Le Pré test ou contrôle de la maîtrise des objectifs :

Il s’agit d’un test préalable d’évaluation de la maîtrise des objectifs du module par l’apprenant. Si tous les objectifs du module en cours sont maîtrisés l’apprenant peut être orienté vers d’autres modules. Si par contre certains objectifs seulement sont maîtrisés, l’apprenant peut être orienté vers les parties du module qui correspondent aux compétences non maîtrisées.

Nous pouvons illustrer cela par un exemple. Supposons qu’un module de formation contient cinq objectifs pédagogiques. Un pré test a permis de définir les profils des apprenants Suivants :

-          Un premier apprenant maîtrise déjà trois objectifs. Dans ce cas il est orienté vers les compétences non maîtrisées au sein du module de formation ;

-          Un deuxième apprenant, suite au prétest, ne maîtrise aucun des objectifs, il est alors invité à suivre le module de formation dans sa totalité ;

-          Un troisième apprenant a montré une maîtrise totale de tous les objectifs du module en cours. Dans ce cas, il est dispensé du module, et si cela est nécessaire, il est orienté vers d’autres modules importants non encore vus.

 

1.2.       Le système d’apprentissage

Déroule le contenu du cours. Le système d’apprentissage comprend tous les éléments nécessaires à l’apprenant pour suivre le cours de formation. Ces éléments sont répartis comme suit :

1.2.1.  Des informations sur le contenu

Il s’agit d’introduire le contenu du cours et ceci grâce à une présentation permettant de préparer les apprenants à ce qui "les attend".

Illustrons par un exemple sur la présentation d’un cours de statistique descriptive :

Ce cours est destiné à vous faire acquérir les notions essentielles de la statistique descriptive, c'est-à-dire à vous apprendre comment décrire de façon claire et concise l'information apportée par des observations nombreuses et variées sur un phénomène donné. Il s'agit de trier ces données, les décrire, les résumer sous forme de tableaux, de graphiques, et sous forme d'un petit nombre de paramètres-clés (moyenne, médiane par exemple…).

1.2.2. Un plan du cours

Le plan constitue aussi un élément de présentation du contenu, il aide les apprenants à avoir un aperçu global du cours.

1.2.3. L’indication du nom du ou des auteurs du cours (concepteur(s) et de son institution de rattachement

Ceci inspire confiance et constitue un élément important de gage pour la crédibilité du cours.

1.2.4. Le contenu

Il s’agit de la matière principale du cours qui a été travaillé par le concepteur pour pouvoir l’adapter au média de diffusion (site web ou cédérom) et d’y intégrer les éléments médiatiques permettant d’avoir plus d’interactivité.

La structuration du contenu est l’une des tâches les plus importantes dans le processus de mise en ligne du cours.

1.2.5. Les éléments d’aide à l’apprentissage :

Ces éléments ont pour fonction d’aider l’apprenant dans son processus d’apprentissage. Exemples :

-          Un glossaire : permet d’expliquer des termes fréquemment utilisés dans le cours ;

-          Une page de liens utiles : permet de se référer à un ensemble de documents internes ou externes au site Web du cours.

-          Un résumé : permet de revoir sous une forme brève les notions abordées dans le cours

-          Une carte conceptuelle : permet de revoir sous une forme graphique, synthétique, les différents concepts contenus dans le cours et mis en relations par des flèches.

 

1.2.6. Les activités d’apprentissage

L’intégration dans le cours d’un ensemble d’activités d’apprentissage est importante, afin que l’apprenant puisse maîtriser les concepts liés au cours.  A ce sujet, Vincent de bill [7]  montre que les activités d’évaluation formative peuvent se présenter sous forme de :

Ø  Questions de sélection

LOn présente à l’apprenant un ensemble de réponses à une question posée et où il doit choisir la ou les bonnes réponse(s) : exemple les QCM (Questions à Choix Multiple) ; Questions à réponses Multiples.

Ø  Questions d’ordonnancement

Il s’agit de présenter à l’apprenant un ensemble de propositions (étapes, événements,) qui doivent être organisés selon un critère donné dans l’énoncé

Ø  Questions de productions

L’apprenant doit ici répondre à une question proposée par l’enseignant :

L’on peut trouver des questions de production à réponse courte ; ou des questions de production à réponse longue ; on peut trouver aussi des situations problèmes nécessitant plus de travail intellectuel de la part de l’apprenant.

 

1.3.       Le système de sortie

Le système de sortie permet de vérifier que l’apprenant a bien maîtrisé les concepts abordés dans cours de formation et ceci à l’aide d’un posttest.

 Abdourhaman indique qu’à ce sujet que deux cas sont possibles[8] :

-          Le posttest est parfaitement réussi ; Dans ce cas l’apprenant sera, éventuellement, orienté vers un autre module ; Le posttest n’a pas réussi, dans ce cas des possibilités de remédiation doivent être proposées à l’apprenant.

-          La remédiation peut être sous forme d’orientation vers les parties du cours au niveau desquelles l’apprenant a présenté des lacunes ; de proposition de nouvelles activités d’apprentissage avec des approches pédagogiques différentes permettant ainsi de débloquer les difficultés de l’apprenant.

De ce qui précède, nous pouvons résumer en ces termes les éléments que chaque enseignant peut intégrer dans son cours pour le rendre plus convivial aux apprenants. Il s’agit de :

Ø  Introduction

En tant que responsable de cours, on a facilement tendance à oublier à quel point il est important de préparer les apprenants à ce qui les attend.

Ø  Auteur

 Pour évaluer un matériel de cours, il est indispensable d'en connaître l'auteur.

Ø  Institution

Lier le matériel de cours à une institution inspire confiance et constitue un élément important pour l'évaluation du contenu.

Ø  Pré requis

Par rapport à un matériel de cours chaque apprenant dispose d'un certain bagage cognitif. L’évaluation des connaissances requises aide l’apprenant à mieux apprécier la difficulté du matériel d'apprentissage.

Ø  Date de création

Les nourritures intellectuelles ont aussi une date d'expiration. Connaître la date de création permet de mieux évaluer l'utilité du matériel.

 

Ø  Résumé

Le résumé permet de récapituler sous une forme nouvelle et succincte les éléments de connaissances déjà abordés dans le cours et d'aider les apprenants à mieux les assimiler.

Ø  Objectifs d'apprentissage et exigences de temps

Aident les apprenants à vérifier que les activités à effectuer concordent avec les intentions des auteurs et les exigences des examens. Les apprenants se sentent confiants et s'organisent facilement.

Ø  Table des matières et/ou plan du site

Aident les apprenants à garder un aperçu global de la structure du cours.

Ø  Glossaire Facilite la compréhension des notions et concepts fondamentaux du cours

Ø  Activités locales Ce sont des activités d’autoévaluation formatives qui aident à l’appropriation du cours

Exemples Donner des exemples d'applications des connaissances du cours apporte également une aide précieuse.

Ø  Bibliographies et liste de liens : Présentent une liste de ressources permettant d’approfondir le contenu du cours.


2. APPROCHE SUR LES MODES PEDAGOGIQUES ET MODALITES DE CONTROLE DANS L’ENSEIGNEMENT A DISTANCE

2.1. Modes Pédagogiques

Plusieurs modes pédagogiques en enseignement à distance ont été proposés par des spécialistes en nouvelles technologies éducatives pour rendre pratique et attrayant l’enseignement en ligne.

Ainsi, l’on entend par mode pédagogique dans le cadre des technologies éducatives, « un système d’apprentissage utilisé pour un accès et une utilisation facile d’un cours en ligne »

 En ce qui nous concerne et après avoir parcouru la littérature de tous ces modes, nous avons retenu trois qui peuvent orienter notre problématique

 Il s’agit des Modes présentielle enrichie, présentielle réduite hybride et le mode totalement à distance.

 

2.1.1.  Mode présentielle enrichie

L’enseignant met à la disposition de ses apprenants : 1.la présentation du cours (objectifs, pré requis,) ; 2.la planification du déroulement des séances (répartition entre cours, TP et TD) ; 3. un ensemble de ressources nécessaires au déroulement du cours : documents utilisés dans les activités d’apprentissage, des références pour préparer des exposés ... ; 4. un ensemble de ressources complémentaires au cours : Articles, sites Web, liste d’ouvrages disponibles à la bibliothèque ...

          C’est le mode qui est plus utilisé dans le tiers monde et plus particulièrement en République démocratique du Congo.

          C’est pourquoi nous estimons qu’un travail de veille et de mise à jour de la part de l’enseignant est nécessaire : il doit avant chaque séance du cours mettre en ligne les ressources nécessaires, rappeler les objectifs, donner des recommandations. De même l’apprenant doit utiliser le support en ligne en tant que composante essentielle pour enrichir le cours présentiel.

Pour ce faire, nous pensons qu’à notre avis que les conditions de réussite pour ce mode pédagogique dépendraient de :

-       La disponibilité de l’enseignant

-       La Maîtrise de l’outil technique

-       La Mise à disposition des moyens techniques

Une salle informatique équipée et liée à Internet doit être disponible pour mettre ou consulter les ressources en ligne.

Voilà autant des conditionnalités requises pour ce mode pédagogique. Les institutions organisatrices des enseignements à distances en République démocratique devraient alors les capitaliser dans la dispensation de leur cours à mettre en ligne.


2.1.2.  Cours en présentielle réduite (scenario hybride) : 

Une partie de la formation présentielle (quelques séances de cours ou de travaux dirigées) sera remplacée par des activités d’apprentissage, se basant sur le contenu du cours mis en ligne, sans présence « physique » de l’enseignant.

Ces activités peuvent se dérouler en autoformation comme elles peuvent être à distance (avec ou sans présence du tuteur).

 

Ce mode propose un ensemble d’exercices d’autoévaluation où l’apprenant est amené à les résoudre. La proposition de tels exercices, suppose la mise en ligne du contenu du cours afin de proposer des renvois vers la partie concernée du cours en cas d’échec de la résolution des exercices.

L’enseignant peut prévoir aussi d’utiliser la messagerie électronique afin de répondre aux questions des apprenants sur le contenu du cours ou des activités des apprentissages.

Cette même possibilité peut être prévue en faisant appel à d’autres outils de communication utilisés dans les réseaux sociaux tels que :

-          Les chambres de discussion « chat » permettant d’avoir des rencontres en mode synchrone entre enseignants et apprenants ;

-          Les forums de discussion WhatsApp, Facebook etc…permettant de lancer des thèmes de discussion relatifs au contenu du cours ou à ses activités d’apprentissage.

Il faut noter que dans ce mode, l’enseignant assurant le cours présentiel, peut assurer le tutorat comme il peut faire appel à d’autres enseignants maîtrisant le contenu du cours et surtout le rôle du tuteur.

La condition de réussite pour ce mode exigerait à notre avis des conditionnalités suivantes :

-          Des salles de libre-service, ou des centres d’accès à mettre à la disposition des apprenants. La programmation de sessions de formation destinées aux apprenants ainsi qu’aux enseignants tuteurs.

-          La disponibilité d’une équipe pédagogique : cette équipe est constituée de l’enseignant concepteur du cours, des tuteurs et des spécialistes en ingénierie pédagogique. Le rôle de cette équipe est de définir le scénario de déroulement de la formation, de suivre sa mise en œuvre, de l’évaluer et surtout de proposer des remèdes aux problèmes d’ordre pédagogiques vécus par les apprenants ou les enseignants

-          La motivation de l’apprenant : pour que l’apprenant soit impliqué dans une telle expérience d’enseignement, il faut le motiver. Le travail effectué à distance ou en mode autonome, doit être pris en compte dans son évaluation et même encouragé vis à vis de ses collègues.

-          L’implication des apprenants dans l’alimentation du contenu du cours, en y intégrant les ressources qu’ils ont proposées tout en mentionnant leurs noms, peut aussi présenter une source de motivation.

2.1.3.  Formation totalement a distance : 

L’essentiel du cours se fait à distance sans présence de l’enseignant. L’interaction enseignant/apprenant se fait via une plate-forme offrant les services de communication, de partage, d’édition et de gestion.

Une telle formation doit offrir un mode de fonctionnement surtout adapté aux disponibilités des apprenants (un temps aménagé en dehors des heures de travail, réduire ou éliminer les déplacements,).

Il faut signaler aussi qu’il faut prévoir une solution pour que les apprenants puissent passer les examens dans des centres reconnus pour préserver la légitimité du diplôme délivré à la fin de la formation.

Les conditions de réussite pour ce mode dépendraient de :

-          Disponibilité des enseignants tuteurs :

-          Utilisation d’une plate-forme et des applications sociales des réseaux sociaux : une plate-forme permet de :

Les enseignants et les apprenants doivent être formés à l’utilisation de la plate-forme avant le début de la formation.

-          Participation active de l’apprenant et de l’enseignant : l’apprenant est invité, dans l’enseignement à distance, à être réactif avant, durant et après le cours : il est censé consulter les objectifs du cours et son contenu, collaborer avec ses collègues (pour résoudre les activités d’apprentissage), assister aux séances de chat, participer activement aux forums de discussion et tenir compte des remarques de ces enseignants tuteurs. Du côté de l’enseignant, on lui demande d’être plus actif et surtout plus disponible : Répondre aux courriels, animer les séances de chat et les forums, fournir un soutien personnalisé à chaque apprenant, corriger et évalue les travaux ...

Un autre élément qui peut être une source de motivation pour l’apprenant : Les objectifs du cours. Si ces objectifs correspondent bien aux besoins de l’apprenant, il trouvera satisfaction en voyant ses propres attentes se concrétiser.

 

 

 

3. DES MODALITES D’EVALUATION DANS L’ENSEIGNEMENT A DISTANCE EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO ET INCIDECNCES SOCIO-INFORMATIQUES

 

En République démocratique du Congo, les institutions organisatrices de l’enseignement à distance ne sont pas nombreuses. Outre l’AUF (Agence Universitaire de la francophonie) dont son campus numérique de Kinshasa est situé dans le bâtiment administratif de l’université de Kinshasa) et qui recourt aux technologies avancées éducatives, nous avons constaté sur le terrain que l’Université pédagogique nationale (l’UPEN) et la Haute Ecole de Commerce de Kinshasa qui disposent des structures ayant à leur charge, l’enseignement à distance.

Cependant, nous avons constaté que ces structures ne parviennent pas assurer une évaluation répondant aux normes requises de l’enseignement à distance afin de   préserver la légitimité des diplômes délivrés à la fin de la formation. Leur évaluation se fait tantôt par l’envoi d’un questionnaire à l’apprenant qui est une personne virtuelle, ce qui ne garantit pas son l’authenticité ; tantôt par un ensemble d’exercice ou des TP dirigés annexés aux cours téléchargés. Cette pratique ne garantit la légitimité des diplômes livrés à la fin de formation.

C’est pourquoi, nous dans ce point, nous proposons quelques types d’évaluations auxquels ces institutions peuvent recourir dans le cadre de leur enseignement à distance.

En effet, l'évaluation ne doit pas être considérée comme un mal nécessaire, mais comme un appui pédagogique permettant une meilleure adaptation de son enseignement envers chaque apprenant.

A ce sujet Odette NTSAME note que L’évaluation est un outil pédagogique qui permet d’effectuer un jugement de valeur sur les résultats d’un travail portant sur des objectifs d’apprentissage précis.[9]

Ce jugement a pour but de prendre une décision portant sur l’apprenant, le formateur ou la situation d’apprentissage.

En ce qui nous concerne, nous pensons que :

-       Pour l’apprenant, l’évaluation peut consister à lui permettre de passer à la séquence ou module de cours suivant (auquel cas, il a démontré qu’il maîtrise les connaissances et/ou les compétences précédemment apprises), à revoir certaines notions du module ou encore à être réorienté vers un autre module.

-       Pour le formateur, il peut être amené à revoir les modalités d’évaluation.

-       Pour la stratégie d’enseignement, elle peut subir des modifications, suite à une analyse, on s’aperçoit qu’elle est la cause de l’échec. En règle générale, on est amené à redéfinir les objectifs.

3.1.       Type d’évaluation

Il existe différentes modalités d’évaluation et de contrôle dans l’enseignement à distance. Ici nous allons nous intéresser à l’évaluation prédictive ; l’évaluation formative et l’évaluation sommative.

 

3.1.1.  Evaluation formative

C’est une évaluation qui a pour but de renseigner sur le déroulement du processus d’apprentissage. Elle permet de diagnostiquer les difficultés ainsi que les réussites des apprenants. C’est ainsi qu’elle répond aux questions telles que : « Où en sommes-nous ? » ; « Comment s’en sortent les apprenants ? »

Exemple d’évaluation formative : les TP du cours de « Méthodes de recherches scientifiques », après chaque présentation, un débat est ouvert – des questions et remarques qui amènent à réguler les connaissances non maitrisées.

3.1.2.  Evaluation sommative

Elle permet de mesurer le degré d’acquisition des connaissances à l’issu d’une séquence d’apprentissage ou d’un module de cours. En l’initiant, on a en vu la réponse aux questions suivantes : « L’apprenant a-t-il atteint les objectifs d’apprentissage ? » ; « L’apprenant a-t-il acquis les compétences visées ? ». Si oui, alors il peut continuer. Si non, il reprend.  Une évaluation sommative a donc une valeur de sanction.

3.1.3.  Evaluation prédictive

C’est une évaluation effectuée dans le cadre de la prédiction ; c’est-à-dire s’assurer que le participant a bien acquis des compétences spécifiques aussi est-il soumis à un pré-test. Souvent concerné par des questions comme « Si la compétence « A » est acquise, est-ce que la compétence « A’ » est apprise plus facilement ?

Exemple : Inscription au Cours de WINDOWS 11 l’UNIKIN. Votre candidature sera retenue après avoir effectué le test ci-dessous.

 

 

3.2.      Importance d’évaluation formative et sommative dans                             l’enseignement à distance

Souvent dans la mise en ligne d’un cours, on recourt à deux formes d’évaluation : la sommative et la formative. 

Les deux formes d’évaluation sont distinctes, cette distinction porte sur :

Critères

Évaluation formative

Évaluation sommative

Fonction

Formation

Certification

Situation dans le temps

Tout au long de la formation

Terminale

Étape suivante

Approfondissement, remédiation

Changement de thème ou de cycle

Exploitation de la performance

Notée sans conséquence sur le résultat final

Notée et comptant pour la moyenne

Comparaison

Relative à l’apprenant uniquement

Relative une norme (convention retenue par l’enseignant ou l’équipe pédagogique)

 

·   L’évaluation formative est au service du suivi pédagogique. Elle est une partie intégrante du processus d'acquisition des connaissances.

·   L’évaluation sommative a une valeur de sanction qui, en général, clôt une période pédagogique et donne lieu à une note qui certifie un acquis et participe à l'orientation de l'apprenant.

3.3.      Les outils de suivi pédagogique

Il existe une variété d’outils de suivi pédagogique qui peuvent être classifiées.

A.  Catégorisation des outils d’évaluation

La classification des outils d'évaluation s’effectue selon le type de réponse qu'il implique. Une réponse ‘’ouverte’’ ou une réponse ‘’fermée’’.

 

 

Par exemple :

·      Les questions à choix multiples (QCM) sont des questions à réponses dites ‘’fermées’’ parce qu’elles ne demandent qu’une apposition de croix dans les cases en guise de réponses. 

·      La production écrite d’un travail personnel est un type de question à réponse très ouverte.

·       Questionnaire à choix multiple : A l'intérieur même de cette forme d'outil, il existe de nombreuses variétés dans la présentation, la difficulté et la compétence impliquée.

Exemple

Ex. 1 : Entourez la lettre contenant la bonne réponse

Ex2 : Cochez la bonne réponse

1. Le Windows est un système d’exploitation -----

1. Le Windows est un système d’exploitation ---

a. Monoposte

a. Monoposte

b. Mono tâche

b. Mono tâche

c. à interface graphique

 


c. à interface graphique


d. produit par la maison IBM

d .produit par la maison IBM

‘’c’’ est la bonne réponse, entourez le

‘’c’’ est la bonne réponse

1. Le Windows est un système d’exploitation -----

1. Le Windows est un système d’exploitation ---

a. Monoposte

a. Monoposte

b. Mono tâche

b. Mono tâche

c. à interface graphique

c  

 à interface graphique                    ✔


d. produit par la maison IBM

d. produit par la maison IBM

 

·      Question classique (et exercice) : Dans ce type d’exercice, on s’attend à une réponse précise.

Par exemple : Question : « la première version de Windows a été lancée en                                                quelle année ?» Réponse : En 1985.

·       Texte lacunaire : il s’agit de laisser des blancs à l’intérieur d’un texte dans le but de vérifier l’acquisition d’une connaissance ; notamment du vocabulaire ou l’application d’une règle. Les mots manquants ont été enseignés au préalable. Les réponses sont, en général, univoques.

Exemple : Dans un système d’apprentissage, le _________ de __________ permet d’évaluer les connaissances acquises par l’apprenant et l’orienter éventuellement vers un autre module de formation.

·       Questionnaire à réponses ouvertes courtes : à la différence de la question classique, il appelle une réponse dont la forme et quelque fois le contenu sont libres à l'intérieur de limites.

Exemple : Définissez le concept ‘’Webographie’’ : ________________________.

·       Texte induit : après avoir enseigné un certain nombre de notions, il est possible d'en vérifier la compréhension en proposant aux apprenants de composer un texte à partir de celles-ci. On en dresse une liste, émet des consignes qui précisent le degré d’ouverture de la réponse. On peut, par exemple, demandé aux apprenants d’employer les termes proposés dans l'ordre ou pas, dans un sens attendu ou pas, les définir ou non, limiter le texte ou non, etc.

Exemple : Décrivez (en 12 lignes) ‘’l’organisation type d’un module de formation’’ à partir des expressions suivantes : ‘’le système d’entrée ; objectifs ; pré requis ; pré test ; le système d’apprentissage ; information sur le contenu ; plan du cours ; indication du nom de l’auteur ; contenu ; éléments d’aide à l’apprentissage ; activités d’apprentissage ; système de sortie ; post test’’

·       Situation problème : C’est un exercice qui fait appel à l'esprit d'analyse. Il place l’apprenant dans des situations proches du réel, mobilisatrices (pour qu’il relève le défi) et complexes (pour que dans la résolution du problème, il ne se limite pas à reproduire ce qu’il sait déjà).

Une situation problème doit répondre à un objectif touchant les problèmes les plus pointus de la discipline (ou du module de formation) et formulé de façon à susciter des conflits cognitifs.

 

3.4.      Suivi dans la formation à distance

3.4.1. Modalités de suivi dans une formation à distance 


Les outils évoqués ne sont pas d'un usage toujours aisé dans un contexte de formation à distance via l'Internet, si bien que peu d'entre eux sont mis en œuvre. Pourtant dans ce type de formation, à cause de l’isolement, l’apprenant a besoin d’un suivi très serré en sollicitant régulièrement ses connaissances pour qu’il se représente le progrès qu’il effectue.

Pour y parvenir, nous estimons que le suivi pédagogique peut s’accomplir à notre avis au moyen d’une relation pédagogique instrumentée par des évaluations formatives.

Ø  Outils de suivi dans une formation à distance 

Les plateformes de formation à distance sont donc contraintes d'exploiter des dispositifs de communication synchrones (temps réel) et asynchrones (en différé) complexes pour reproduire des conditions quasi-présentielles, dans lesquels on est assuré que l'interlocuteur est bien l'apprenant régulièrement inscrit à la formation.

Certains procédés comme les séminaires virtuels ou l'incitation à la collaboration entre pairs, concourent à la fois à la formation des apprenants et au contrôle de cette "fréquentation".

Sommes toutes, nous pensons que les institutions qui organisent l’enseignement à distance en République Démocratique du Congo peuvent mettre en profit ces différents outils d’évaluation pour permettre d’assurer à bon escient leur cours en ligne et dont l’évaluation assurerait la légitimité des diplômes.


 

CONCLUSION

En entreprenant cette étude, notre objectif a été de mener une investigation scientifique afin de déterminer les modalités de contrôle et d’évaluation propice et adaptée et déterminer leurs incidences socio-informatiques.

 Les enquêtes menées auprès des institutions qui organisent l’enseignement à distance en République Démocratique du Congo ont révélé que ces institutions ne recourent pas aux outils requis pour un enseignement distant répondant aux normes des nouvelles technologies de l’information comme nous l’avons décrit au premier point. Les outils utilisés ne sont pas d'un usage toujours aisé dans un contexte de formation à distance via l'Internet, si bien que peu d'entre eux sont mis en œuvre. Pourtant dans ce type de formation, à cause de l’isolement, l’apprenant a besoin d’un suivi très serré en sollicitant régulièrement ses connaissances pour qu’il se représente le progrès qu’il effectue.

Dans l’organisation de ces enseignements, nous avons relevé les incidences informatiques et sociologiques.

Ø  Incidence informatique

L’avènement de l’internet a suscité beaucoup d’espoirs, surtout dans les établissements de l’Enseignement supérieur et Universitaire. Ces derniers utilisent la connexion en internet en vue de faire des recherches webographies. Ils exploitent les nouvelles technologiques de l’information et de la communication pour résoudre le problème de l’insuffisance des bibliothèques vieillissantes et parfois non actualisées. Mais cette connectivité est à faible débit ne parvient pas à assurer une bonne connectivité chez les apprenants.

C’est pourquoi, les efforts doivent alors être déployés par le gouvernent afin de rendre la connexion à l’internet accessible à tous les congolais surtout dans le milieu universitaire où la recherche fondamentale et appliquée, constituent un domaine de prédilection et la dotation de ces établissements des outils informatiques avec des logiciels adéquats pour favoriser la bipolarisation de ces deux modes d’enseignement. (Classique et en ligne).

Pour obvier à ce déficit en infrastructure informatique adéquate, nous proposons à ces institutions de capitaliser un suivi pédagogique permanent. Ce dernier peut s’accomplir à notre avis au moyen d’une relation pédagogique instrumentée par des évaluations formatives. Il faudra également associer l'accompagnement des apprenants qui doit se réaliser sur base de productions individuelles ou collectives, exécutées par des logiciels de bureautiques classiques ou des logiciels de travail collaboratif dans les réseaux sociaux. Les apprenants doivent également s’inscrire dans des plates formes de formation à distance afin d'exploiter des dispositifs de communication synchrones (temps réel) et asynchrones (en différé) complexes pour reproduire des conditions quasi-présentielles, dans lesquels on est assuré que l'interlocuteur est bien l'apprenant régulièrement inscrit à la formation.

Ø  Incidence sociologique

Pour ces établissements, face à un accroissement sans cesse des effectifs d’étudiants pour les cours présentiels, beaucoup d’’apprenants ne parviennent pas à suivre les cours en ligne au regard de la maigre bourse dont ils disposent et les exigences technologiques qui s’accompagnent. En plus, il y a déficit de corps académiques qualifiés et parmi les professeurs attitrés pour assurer ces cours en ligne. A cela s’ajoute les maigres salaires et honoraires de prestation qui ne correspond pas au coût de la vie avec comme conséquence la monétarisation en outrance des supports des cours dans le processus d’évaluation ainsi que des pratiques d’antivaleurs dans la dispensation des enseignements des certains corps enseignement. Et pourtant face à cette massification des apprenant aux cours présentiel, l’enseignement devrait être une alternative et être considéré comme une panacée aux établissements de l’enseignement, supérieur et universitaire de la République Démocratique du Congo pour résoudre ces défis.

Nous pensons ainsi avoir porté notre contribution au rayonnement de l’enseignement à distance dans l’optique d’une évaluation qui répondrait aux exigences universelles des technologies éducatives.

 

  

 

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

 

-       ABDOURAHAMANE. M ; Conception et développement d’un cours en ligne, Formation transfert AUF, UNILU, décembre 2007,

-       CELLERIER, I ; L’explication dans les sciences, Paris, Flammarion, 1973

-       ODETTE N, Quels scenarios pour l’utilisation d’un cours en ligne, atelier transfert AUF, Kinshasa, 2007

-       REZSOHAZY, R. Théorie et critique des faits sociaux, Bruxelles, la renaissance du livre, 1971

-       SHOMBA K ; Méthodologie de la Recherche scientifique, éd MES, Kinshasa, 2007, P34

-       VINCENT DE BILL ; Conception d’un cours en ligne, Harmattan, Paris, 2006


  • Vincent de bill, Conception d’un cours en ligne, Harmattan, Paris, 2006, P82

  • SHOMBA KINYAMBA; Méthodologie de la recherche scientifique, éd MES, Kinshasa, 2007, p. 34

  • Sylvain SHOMBA K, méthodologie et épistémologie de la recherche scientifique, éd. PUK, Kinshasa, 2022, P 135

  • Bourdier P, cité par NGOMPER, R, Syndicalisme congolais et Actions socio-Politiques en Période de Démocratisation : Essai de Sociologie du Syndicalisme en RDC Harmattan-RDC, Kinshasa, P73

  • Abdourahmane MBENGE, Conception et développement d’un cours en ligne, formation transfert AUF UNILU, décembre2007, P 3

  • Abdourahmane MBENGE, IDEM, P 5

  • Vincent de bill, Opcit, P 55

  • Abdourhaman, opcit, P 7

  • Odette NSAME , opcit P 22

 
 
 

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