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ADMINISTRATION PUBLIQUE AU SEIN DU SECRETARIAT GENERAL CHARGE DES PERSONNES VIVANT AVEC HANDICAP ET AUTRES PERSONNES VULNERABLES : UNE IGNARITUDE DEVITALISANTE OU UNE CRASSE D’ASSOCIATION HANDICAPEE ?

LUMPUNGU SUKPENGO Pius

Assistant de Deuxième mandat à ISTM et Apprenant Sociologue de la Faculté des Sciences Sociales, Administratives et Politiques de l’Université de Kinshasa ; membre Chercheur au sein du Centre de Recherche Indépendant et Interdisciplinaire Congolais (CRIIC).


Résumé

L’administration publique a ses règles principalement dans ses principes selon lesquels, elle prône l’intérêt général, la légalité, la neutralité, l’égalité et la continuité des services publics. L’impartialité, la transparence, la loyauté marchent avec l’efficacité et la performance. Il est de droit pour les travailleurs de jouir pleinement de leurs avantages pour l’efficacité de l’administration publique. Le rajeunissement de la fonction publique au-delà des expériences du recrutement sur titre doit se soumettre au recrutement par concours rigoureux et sérieux. L’administration publique en République Démocratique du Congo longtemps détenue par le recrutement sur titre devrait, dans les jours à venir, se baser sur le recrutement par concours pour les meilleures performances.

Le développement de la République Démocratique du Congo en est l’inéluctabilité. Le recrutement par concours chasse la corruption et le devoir de faveur. Ces deux mots rongent la RD Congo depuis des années. La valeur qu’a le recrutement sur concours, surtout au sein de la jeunesse ne devrait pas être l’objet de la dévaluation car, très élevé par rapport à l’indulgence excessive du tri sur titre.

L’administration au sein du Secrétariat Général des personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables ne devrait pas suivre un dénigrement valorisé mais, le respect et l’honneur des compétences issus du recrutement par concours sur l’étendue nationale. Ramener les autorités à ces règles n’est pas synonyme de l’ignaritude. Céder ses compétences l’est et ramène à une crasse propre aux associations handicapées.

Mots clés : Administration – jeunesse – crasse- ignaritude. 

 

 

Abstract

Public administration's rules are primarily based on its principles, which advocate the general interest, legality, neutrality, equality, and continuity of public services. Impartiality, transparency, and loyalty are essential for efficiency and performance. Workers are entitled to fully enjoy the benefits they offer for the effectiveness of public administration. The rejuvenation of the civil service, beyond the experience of recruitment based on qualifications, must be subject to recruitment through rigorous and serious competitive examinations. Public administration in the Democratic Republic of Congo, long held back by recruitment based on qualifications, should, in the coming days, rely on competitive examinations for the best performance.

The development of the Democratic Republic of Congo is its inevitability. Recruitment through competitive examinations banishes corruption and the duty of favor. These two words have plagued the DR Congo for years. The value of competitive recruitment, especially among young people, should not be devalued, as it is very high compared to the excessive leniency of selection based on qualifications.

The administration within the General Secretariat for People Living with Disabilities and Other Vulnerable Persons should not follow a valued denigration but should respect and honor the skills derived from competitive recruitment across the country. Bringing authorities back to these rules is not synonymous with ignorance. Ceding one's skills is, and it leads to the filth typical of disability associations.

Keywords: Administration – youth – dirt - ignorance 

 

 

 

INTRODUCTION

 

L’éducation des colonisés n’étant pas une préoccupation majeure des belges, très peu de congolais étaient universitaires pendant le règne du président Joseph Kasa-Vubu. Le mérite des diplômes universitaires revient au président Mobutu qui a favorisé l’accès aux bourses universitaires pour les jeunes étudiants en son temps. Grâce à l'éveil de conscience des jeunes étudiants formés par les anciens universitaires, le gouvernement Zaïrois a procédé progressivement à leur recrutement au sein des services publics. La réforme de l'administration publique, le recrutement par concours et l'importance des jeunes ont reçu un soutien significatif pendant le règne du président Joseph Kabila (Jeunes professionnels, Ecole nationale d’administration).

Sous le président Félix Tshisekedi, une administration dédiée aux personnes handicapées et vulnérables a été mise en place pour répondre à ses promesses électorales. La méritocratie, fondée sur la compétence et l'intelligence en est essentielle.

Le ministère en charge de la fonction publique a lancé un recrutement national pour le secrétariat général des personnes vivant avec handicap. Cependant, ce recrutement n’a pas satisfait aux attentes du ministère de tutelle qui visait un personnel spécifique, pas seulement celui issu de la méritocratie. Ainsi, l'administration dédiée aux personnes handicapées devrait être gérée par celles-ci, et non par des personnes valides.

L'octroi de documents administratifs, tels que les commissions d'affectation, a été un véritable défi. Les jeunes issus de la méritocratie, qui devraient s'unir pour mettre fin à la sélection par priorité, se sont divisés, certains soutenant la cause commune, d'autres agissant en tant que mouchards. Le secrétariat général, passif, laisse ses compétences à la ministre chargée de la politique générale, créant une atonie.

La lassitude du secrétariat général et celle des recrutés sans tenir compte de la méritocratie sont des problèmes majeurs qui affectent la gestion de ce ministère. Quelles perspectives pour une administration de renommée ?

L’objectif poursuivi ici est de prouver le modèle de recrutement par concours, une issue pour une administration par compétence, sans la moindre négligence du recrutement sur titre.

L’ossature de notre travail se présente comme suit : l’introduction, la méthodologie, l’administration au sein du secrétariat général, jeunesse pour une administration efficace, les résultats du terrain, rôle du sociologue puis, la conclusion. 

 

 

1.     Méthodologie

 

Le début de notre enquêté a commencé par l’installation de la confiance[1]. Bien entendu, c’est l’ethnographie qui nous a guidé sur terrain. Nous avons usé de l’observation directe[2], celle dont le chercheur procède directement lui-même au recueil des informations sans s’adresser aux concernés. Elle fait appel directement à son sens de l’observation. L’interview est intervenu sur six enquêtés tirés rationnellement parmi les hauts cadres (2), les agents recrutés par concours (2) et les agents recrutés sur titre (2). Nous sommes agent au sein du secrétariat, recruté sur concours de l’Ecole Nationale d’Administration en 2024. Comme scientifique, nous avions eu du temps de tout noter et mettre ce texte aujourd’hui pour une fin, la consommation scientifique. 

 

 

2.     Administration au Secrétariat général des personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables

 

La fonction publique est à la fois une institution, un ensemble des personnes physiques, un environnement professionnel, une réalité sociologique, un budget, un foisonnement, de textes…[3] Nous définissons la fonction publique comme un système professionnel étatique statué, structuré et dynamique. A son tour, l’administration d’un Etat est composée d’un certain nombre de services et organismes. Certains de ces services et organismes sont dotés de la personnalité juridique, les autres ne les sont pas, mais les uns et les autres constituent ce qu’on appelle des personnes morales publiques[4].

La loi organique n°22/003[5] portant protection et promotion des droits de la personne avec handicap en République Démocratique du Congo, elle se base sur les modalités d’application de l’article 49 de la Constitution, relatif à la protection et à la promotion des droits de la personne avec handicap, ainsi que leur participation à la vie nationale. L’administration installée, son Secrétaire général est nommé par Ordonnance présidentielle n°23/183 du 7 septembre 2023 portant nomination d’un agent de carrière des services publics de l’État au Grade et à la fonction de Secrétaire général à l’Administration des personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables[6]. C’est le 18 Mars 2024 que le Secrétaire Général Kasanda Lumembo a pris officiellement ses fonctions à la tête du Secrétariat général des personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables (PVH-APV).

Le secrétariat général est créé pour élaboration des politiques générales ; fournir les services de soutien tels que : l’assistance à l’éducation, accompagnement social, etc… ; coordonner les ressources venant des ONG ainsi que des institutions éducatives ; évaluer les politiques et les programmes biens planifiés ; représenter les intérêts des personnes avec handicap, promouvoir l’intégration professionnelle et l’inclusion sociale.

L’administration au sein du Secrétariat général des personnes handicapées régorge autant de ratés. Il lui est donc primordial, le développement des capacités visant une bonne gouvernance par la volonté politique, celle des parties concernées (fonctionnaires et hauts fonctionnaires) en corrélation entre les organismes internationaux d’intervention et les gouvernements nationaux[7]. Nous concernant, les politiques des réformes de l’Administration publique mises en œuvre en RDC n'ont pas toujours eu les résultats escomptés. En cause, souvent, une vision pas trop technocratique du changement, qui ne laisse pas aux acteurs de terrain la possibilité de s'exprimer suffisamment et de s'impliquer concrètement. Les défis de la modernisation de l’Administration publique congolaise sont donc le reflet de l’Etat. Ces défis de l’Etat, qui sont essentiellement de nature politique sont donc contingentes et évolutives, et varient en fonction du système socio–politique[8].

 

2.1. Processus de recrutement

Le besoin ayant été ressenti par la République, la fonction publique a publié le Communiqué officiel N°008/CAB.VPMIN/FP-MAP-ISP/JPL/2023 concernant le recrutement des Agents de carrière des Services Publics de l’Etat pour le Ministère des Personnes Vivant avec Handicap.

Conformément à la loi N°16/013 du 15 juillet 2016 portant statut des Agents de carrière, l’accès aux emplois vacants du Secrétariat Général des PVH se fera principalement par voie de concours. Le recrutement prévoit 706 postes répartis au niveau central, provincial et territorial :

  • Au niveau central :

    • Directeurs : 8 postes

    • Chefs de division : 34 postes

    • Chefs de bureau : 77 postes

    • Attachés d’administration de 1ère classe : 49 postes

    • Attachés d’administration de 2ème classe : 29 postes

    • Sous-total : 197 postes

  • Au niveau provincial :

    • Chef de division : 1 poste par province, soit 26 postes

    • Chef de bureau : 7 postes par province, soit 182 postes

    • Attaché d’administration de 1ère classe : 6 postes par province, soit 156 postes

    • Sous-total : 364 postes

  • Au niveau territorial :

    • 1 poste par territoire, soit 145 postes à pourvoir.

    • Sous-total : 145 postes

Le dépôt de candidatures a duré 5 jours, du 30 octobre au 4 novembre 2024. Malgré des connexions internet défectueuses, des milliers de personnes ont postulé pour les postes au Secrétariat Général, dans les divisions provinciales et territoriales.

Le concours est organisé par l’Ecole nationale d’Administration (ENA), reconnue pour sa méritocratie, le 28 janvier 2024. Les personnes vivant avec handicap ont rencontré des obstacles, car le concours leur était exclusivement destiné.

Un habitant du Sud-Ubangi a rapporté que des personnes handicapées, informées par une radio locale, se sont mobilisées pour barrer la route à l’Ecole Athénée de Gemena, où le test devait se dérouler. Elles ont demandé aux candidats de se retirer avant d’entrer. Malgré les efforts des autorités provinciales et de la ministre déléguée en charge des personnes vivant avec handicap pour les convaincre, la solution proposée était leur participation au concours. Les questionnaires, codés au nom des candidats, venaient de Kinshasa. Bien que des personnes handicapées aient également postulé, elles n'ont pas été retenues pour le test. Leur désordre a causé un retard dans le concours, mais a également permis à certains d'entrer et de participer. Des témoignages similaires ont été recueillis dans d'autres provinces.

2.2. Méritocratie, choix d’un bon recrutement

 

Le 9 mars 2024, l’Ecole Nationale d’Administration avait publié les résultats des agents de collaboration, c’est-à-dire les Attachés d’administration de première et de deuxième classe. Ils étaient 185 Attachés d’administration de première classe (ATA 1) et 29 Attachés d’administration de deuxième classe (ATA 2) répartis dans toute l’étendue du pays.

Après l’organisation des interviews, l’ENA a publié les résultats des agents de commandement, c’est-à-dire les Directeurs (4), les Chefs de division (18) et les chefs de bureau (84).

Parmi les recrutés par concours, on compte au total 84 personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables.

Par pourcentage, 84 PVH-APV pour 236 personnes valides. Soit : Nombre naturel obtenu fois 100 (%) sur Nombre entier (Z) afin de l’obtention du nombre réel Q.   .  Le reste au compte des personnes valides nous donne .

Le record battu, ce recrutement avec des personnes vivant avec handicap et vulnérabilité est donc la première sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo depuis qu’il est indépendant.

La méritocratie est la rigueur et le principe clé dans le recrutement issu des concours organisés par l’Ecole Nationale d’Administration. Les principes restent les mêmes, la compétitivité, la concurrence, la transparence, l’égalité de chance dans tous les processus.

Nos enquêtés dans les locaux de l’Ecole Nationale d’Administration nous ont révélé d’avoir connu les pressions de la part de la ministre déléguée en charge des personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables pour que les résultats soient spécifiques aux PVH-APV car le ministère leur appartient. Sur ce, ils doivent se retrouver nombreux que les personnes valides dans le recrutement. Ce qui n’est jamais de la consuétude de cette institution mieux réputée en matière de la méritocratie.

Puisque le trafic d’influence au nom du chef de l’Etat ne cessait de se clamer, l’Ecole Nationale d’administration avait alors publiés les recrutés Attachés d’administration de première et de deuxième classe.

Le supplice au rendez-vous de suite de ce recrutement issu de la méritocratie, la bataille était donc tournée pour le recrutement sur titre, une autre réalité hypnopompique. Le dos est donc tourné au recrutement par concours, malgré le privilège leur garanti par la fonction publique, le ministère à la maitrise de agents compétents des services de carrière de l’Etat.

3.     Jeunesse pour une administration efficace

 

Max Butlen et Danielle Dubois-Marcoin attirent l’attention des lecteurs dans le récit selon lequel, aujourd’hui autant qu’hier, la littérature de jeunesse, comme toute production culturelle et artistique, s’inscrit dans une évolution idéologique, économique et esthétique que l’enseignement doit pouvoir prendre en compte et analyser objectivement, cette question fait ici l’objet d’une discussion entre auteurs, éditeur, bibliothécaire, enseignants chercheurs[9]. Nous contemplons dans ce récit le fait d’aborder la question de la jeunesse dans la rigueur scientifique et non dans la légèreté. Car parler de la jeunesse n’est jamais chose aisée. Si elle constitue à bien des égards l’avenir de notre société, elle ne cesse pour autant d’être un sujet d’inquiétude[10].

Il n’existe pas de classe d’âge consensuelle pour définir la jeunesse[11]. La jeunesse se définit selon les réalités du pays et selon le contexte d’un sujet.

Les Nations-Unies reconnaissent également qu’ « il n’existe pas de véritable consensus universel sur la tranche d’âge à prendre en compte lorsqu’il s’agit des jeunes. Cependant, à des fins de statistiques, l’Organisation des Nations Unies – sans préjudice de toute autre définition proposée par les États Membres – considère que le jeune est une personne âgée de 15 à 24 ans »[12]

Arthur Vuattoux, dans sa recherche sur la Sociologie de la jeunesse, compare la consommation en soulignant que, des jeunes générations font l’objet d’une attention particulière dans le contexte de la crise climatique, du fait d’une idée répandue selon laquelle elles seraient nécessairement plus vertueuses dans leurs pratiques de consommation que leurs aînés[13]. Les jeunes sont ici identifiés comme des vulnérables de la mauvaise gestion des questions environnementales.

Notre étude ne revient pas dans celle reconnue par l’ONU mais au-delà, située entre 18 et 40 ans. Cette tranche n’est pas seulement une définition biologique, jusque-là non consensuelle mais, politique. Nous en identifions comme une jeunesse politique puisque cette tranche révèle le consentement dans l’engagement politique et démocratique. Elle est une tranche de reconnaissance de la responsabilité et de prise en charge politique. Entre 18 et 40 ans, le jeune est conscient du choix de son gouvernant et libre de se faire élire comme gestionnaire de la chose publique. L’âge moyen d’engagement professionnel en Afrique est de 18 ans.

Le recrutement au sein du Secrétariat Général chargé des personnes vivant avec handicap a suivi les critères d’âge de la Fonction publique, celui de la sélection d’une tranche allant de 18 à 35 ans pour les non-fonctionnaires et de 55 à 60 ans pour les hauts gradés, déjà fonctionnaires et bénéficiant d’une expérience dans tel ou tel autre domaine d’engagement.

L’administration étant jeune depuis sa création, a bénéficié d’un recrutement des jeunes, tous universitaires. Ils sont chers et avec fraicheur d’intelligence, l’expérience qu’ils accueilleront sera meilleure pour une administration efficace. Les jeunes étaient des milliers repartis à travers le pays. Leur recrutement avec rigueur mérite un traitement des fonctionnaires de l’Etat ayant connu le concours, afin qu’ils soient beaucoup plus motivés à travailler pour le lendemain meilleur de leur Secrétariat Général.

Le recrutement par concours, surtout celui ayant subi les processus de l’ENA est d’office symbole d’une classe d’élite qui ne peut se garder sans les meilleurs traitements. Leurs avantages leur devraient être garantis pour encourager les jeunes congolais à se donner dans la méritocratie et dans le recrutement par concours. L’administration au sein du Secrétariat Général des personnes vivant avec handicap est le responsable de la propagation de ce recrutement du gotha (recrutés par concours du 28 janvier 2024).    

 

4.     RESULTATS DU TERRAIN

Le recrutement par concours a été mal perçu par le ministère délégué chargé des personnes vivant avec handicap, en raison des exigences de correction des épreuves par l’ENA. Un enquêté a déclaré : la ministre a exercé des pressions pour favoriser les personnes vulnérables, notamment lors de ses déplacements à l’ENA pour réclamer des succès massifs. La partialité en vue et la marginalisation d’une catégorie en vue.

Après la publication des résultats des agents, le Vice-premier ministre a demandé, par correspondance du 2 septembre 2024, de prioriser au T4 2024 tous les agents non payés recrutés sur concours. Le 20 novembre 2024, une réunion a été convoquée pour discuter des documents des agents. La ministre a déclaré qu'aucun document ne serait remis sans l’arrêté d’admission pour les recrutés sur titre, insinuant que le Secrétaire général, François Kasanda Lumembo, n'était pas le meilleur profil.

Les agents, insatisfaits, ont projeté une manifestation pour exiger leur mise en service. Le Secrétaire général a alors rédigé une correspondance pour les identifier. Il a été signalé que l'identification était monnayée par le cabinet du Secrétaire Général, illustrant une administration inefficace.

Une émission de Radio Okapi a invité des intervenants pour discuter des réclamations. M. Lumpungu Sukpengo Pius, un agent recruté, a dénoncé les blocages de la ministre et les promesses non tenues. Après avoir refusé une tentative de corruption du conseiller de la ministre, Lumpungu a subi des menaces pour son franc-parler.

Le 30 décembre 2024, aucune promesse n'était réalisée. Le Secrétaire Général a, le 28 décembre, distribué des vivres, mais a ignoré les agents recrutés sur concours. Des décès parmi ces agents n'ont suscité aucune compassion de l'administration.

Les agents ont manifesté le 2 janvier 2025 pour obtenir leurs documents, ce qui a poussé la ministre à publier une note le 5 janvier pour leur remise le 7 janvier. Cependant, certains, dont Lumpungu, n’ont pas reçu leurs documents en raison de leur engagement.

Les omis ont demandé des comptes au Secrétaire Général, qui a tenté de les convaincre d'abandonner leur démarche. En réponse, ils ont insisté sur leurs droits. Le 9 juillet 2025, après une rencontre avec le Vice-premier ministre, des instructions ont été données pour inclure les omis dans une nouvelle liste d’affectation.

Le 11 juillet, la ministre a publié une liste d’agents, incluant les omis, ce qui a été perçu comme une victoire. Toutefois, leur situation reste difficile, illustrant l’inefficacité de l’administration. Le leadership actuel devrait valoriser cette administration plutôt que de la laisser en crise.

Dans le prochain point, nous aborderons les compétences négligées au sein du Secrétariat général des personnes vivant avec handicap.

Une ignaritude est une nature intrinsèque, ou qualité substantielle, d'un ignare.[14] L’ignare est un ignorant de toute intervention sur sa vie, de toute sa compétence et de toute sa capacité. Le jugement n’est pas de la nature d’un (e) ignare. Il se laisse guider par les autres, il est capable de vendre ses intérêts sans un jugement de toutes les conséquences possibles. La méconnaissance est une arme qui dévitalise un ignare. Les forts en connaissance de toutes ces connaissances fournissent les efforts de maintenir les ignares en état d’inertie. Car à moindre connaissance, un ancien ignare se revêtit de vigueur qui rend son bourreau très dévitalisé.  

Comme nous l’avons dit au départ, si nous avons circonscrit l’âge de la jeunesse allant de 18 et 40 ans, c’est compte tenu de l’âge de la majorité et de la responsabilité. En plus de cet aspect, l’âge de 18 ans indique l’obtention d’un diplôme d’Etat dans le cursus scolaire normal en République Démocratique du Congo. A l’intervalle c’est une période de la fin des études universitaires et même, l’obtention d’un grade de docteur (soutenance d’une thèse). Cet espace, pour un bon traitement de la jeunesse, est une période de la stabilité et de responsabilité. A 40 ans, l’on ne peut se tromper et se dire, je ne savais pas ; j’étais poussé par satan. Entre dix-huit et quarante ans, on est responsable et un musard.

Au sein de l’administration publique, les jeunes préfèrent se rendre en mouchards en trahissant les autres qui dénoncent les actes d’ignominie de leurs chefs. Ils sont prêts à faire retarder toute une administration car pour eux, la protection de la hiérarchie prime, même dans la négativité. Cette strate dans l’administration publique qui ne reconnait pas une incompétence préfère quoi dans la valorisation des efforts des travailleurs ? La conscience devrait revêtir les actions des jeunes dans l’administration publique, pourvu de l’avancement et de la méritocratie de cet appareil étatique.   

Au sein l’administration des personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables, l’ignaritude dévitalisante est une monnaie courante de la tête à la base.

Au regard des observations et des données évoquées dans le point précédent, le ministère est bien installé depuis 2019. Le leadership étant faible, l’administration nivelle par le bas. Depuis 2019, l’administration reste handicapée, sans repère. De l’engagement sans salaire et sans prime ; de la promotion en grade sans référence à l’utilité (compétence) ; de sanction sans référence à la législation congolaise de travail ; de la titularisation sans référence à l’ancienneté ; …  

En début du mois d’octobre 2024, le Directeur du cabinet de la ministre a démissionné de suite d’une mauvaise organisation dans le cabinet. Les personnes handicapées sont très divisées aux côtés de la ministre. Le choix pour le recrutement sur titre est une preuve de cette division. Une plainte fut déposée le 24 janvier 2025 au parquet général près la Cour de cassation par le groupe « Réveil », une frange des PVH accusant la ministre pour imputations dommageables, coups et blessures, arrestations illégales alors qu’ils manifestaient leur soutien pour le changement de l’actuelle constitution. Juste avant cela, soit le 23 janvier 2025, une autre équipe des PVH sous obédience de la ministre était à la Cour de Cassation déposer une plainte contre le député Eliézaire Ntambwe pour agression d’un membre du cabinet de la ministre. Le conseiller en soi c’est M. Ntansia Hervé qui a boutiqué l’omission des « révolutionnaires », les quatre agents que la ministre ne voulait pas voir au sein du Secrétariat général des personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables. Le conseiller s’était rendu dans le camp du « Réveil » alors que cette équipe était en pleine manifestation. Pour lui, leur manifestation était contre la mégestion de la ministre. Ce qui a mal tourné. Comme tous les autres membres du cabinet, le conseiller, piéton, n’avait pas un refuge comme véhicule afin de s’abriter. L’ignaritude dévitalisante qui ruine l’administration.

Les agents, jeunes, recrutés par concours alors qu’ils ont pleine énergie, sont prêts à se trahir à cause des menaces et des propositions non concrètes. Ils ont manifestés leur regret face à la volonté de la ministre qui ne voulait pas de la mise en service. Quand leurs collègues sont sanctionnés, personne n’a eu du courage pour les défendre. L’objectif pour eux était le retrait de leurs documents au Secrétariat général et leur argent bloqué en banque.

Le monnayage (2 000 Franc congolais par agent) de l’identification a été bien accueilli, alors que c’est le devoir pour le Secrétaire général de les identifier sans une condition quelconque.

Le secrétariat général a demandé aux agents (recrutés sur concours) de souscrire aux efforts de guerre comme pour les autres ministères. Certains, 20 000 franc congolais, d’autres, 10 000 franc congolais. Ils n’ont pas réfléchi un instant pour un refus poli. Maintenant que plus personne ne parle de « l’effort de guerre en soutien aux Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC)» au niveau du gouvernement central, ces montants tirés depuis la source à la polissonne sont gérés entre le ministère, le secrétariat général et la banque d’affiliation des agents. Les agents n’osent réclamer mais bourdonnent dans les couloirs. Ignaritude dévitalisante.

Après le retrait à la source du salaire des agents en position de faiblesse, le secrétariat général a soumis les agents à un autre devoir qui est le sien, l’achat des chaises pour le bureau. Dans l’incapacité de former les agents et de leur trouver des locaux bien équipés en meubles, le secrétariat général par sommation et sous l’œil du ministère,  a soumis les agents à l’achat des chaises pour le bureau. Sans hésitation et par crainte d’une quelconque sanction, ils ont cotisé chacun, 20 000 franc congolais pour achat des chaises.

Les salariés du Secrétariat général chargé des personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables subissent une vulnérabilité insupportable. Ils sont jeunes et nombreux n’ont que cet emploi gagné par méritocratie.

Les jeunes agents sans autres ressources ne touchent qu’à peu près 300 000 fc. Ils sont obligés d’aller au bureau les jours de leurs prestations. Leur salaire arrive difficilement au bout d’une semaine, surtout au vu des conjonctures du pays. Leur soutirer chaque mois ce qui leur est dû n’est qu’une méchanceté qui les ronge davantage. C’est alors qu’ils entrent en dépression et se perdent facilement le gout du travail à leur assureur.

 

5.     ROLE DU SOCIOLOGUE

 

Le recrutement sur concours est un honneur qui ne peut être englouti. Or, recrutés sur concours, ils devraient savourer les privilèges professionnels. Mais, comme tout assuré issu de la méritocratie, la sécurité sociale devrait s’occuper tout d’abord d’eux. A l’absence des bonnes volontés de leurs autorités, la revendication de leurs droits protégés par la législation sociale congolaise et internationale autour d’un syndicat est un tunnel de sortie.

Malheureusement, ils ne savent pas s’organiser autour d’un syndicat pour mieux marcher car ils ont peur du virus plaqué dans leur tête, celui du ministère des personnes handicapées et des vulnérables.

Le Congo compte plus de 90 % des populations en situation de vulnérabilité à cause de la guerre, de la perte du pouvoir d’achat, du manque d’emploi et d’éducation sérieuse, puis, du manque des soins de santé appropriés.

Le ministère délégué en charge des personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables est un miroir, une vitrine compte tenu des réalités quotidiennes moroses des congolais. Ce miroir a besoin d’un entretien : prime consistante pour les agents, la formation spéciale sur la vulnérabilité et le handicap, le leadership à arracher des projets qui mettront les personnes handicapées dans les conditions de résilience économique.

 

 

CONCLUSION

 

Jean Jaurès avait dit : l’abondance est le fruit d’une bonne administration. Cette citation reste d’actualité aujourd’hui dans le sens où, les politiciens passent, mais une administration assise sur les rigueurs des bons gestionnaires est une stabilité pour la nation. La République Démocratique du Congo à son essor d’une administration spécifique en faveur de la personne vivant avec handicap et avec vulnérabilité est une veine à haut risque pour la stabilité sociale des catégories spécifiques qu’elle gère.

Traiter de cette administration avec rigueur du droit administratif est le moyen pour le Secrétariat Général chargé des personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables de se démarquer des liens d’une administration à ignominie.

Jeune de par sa création et dotée de la jeunesse universitaire, le Secrétariat Général en charge des personnes handicapées est une meilleure administration par mention élevée. Seulement qu’elle devrait se gérer dans la hauteur administrative, et non d’une crasse d’association handicapée.

L’avançage de l’administration publique dépend de la meilleure planification dont  les politiciens lui accordent à distance de l’égoïsme. Elle n’est pas sélective de peur d’une crasse d’association handicapée. L’administration gère collectivement.

Le Secrétariat Général en charges des personnes vulnérables est une meilleure des administrations si seulement les rôles de chaque acteur et leurs avantages étaient respectés.

Le pays étant grand, ses animateurs le bichonneront du meilleur et non d’une ignaritude dévitalisante. 

 

 

 

 

 

 

BIBLIOGRAPHIE

 

Livres :

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Articles :

·       Bwatuka K., F., « Modernisation de l’administration publique de la RDC : défis et perspectives » In Revue Intelligente Stratégique (RIS), Journal des publications scientifiques, Volume 6, Numéro 16, Kinshasa, Juillet-Décembre 2023

·       Max Butlen et Danielle Dubois-Marcoin, « Présentation. La littérature de jeunesse, repères et enjeux, enjeux et pratiques », In LE FRANÇAIS AUJOURD’HUI, N°149, Editions Armand Colin, Paris, 2005

 

Webographie :

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o   Sommaire https://fr.wiktionary.org/wiki/ignaritude. Consulté le 21/04/2024 à 14h45’


[1] Lapassade G., Pratiques de formation. Analyses. L’approche ethnographique : école et la formation des adultes, Formation Permanente, Paris, 1990, p. 121.

[2] Campenhoudt, V. L., et Quivy R., Manuel de recherche en sciences sociales, Dunod, Nouvelle édition, Paris, 1995, p. 164.

[3] Delbrond A., La fonction publique de l’Etat, L’HERMES, 2ième édition, Lyon, 1997, p. 5.

[4] Kabange N., C., Genèse et évolution de l’organisation territoriale, politique et administrative en République Démocratique du Congo, de l’Etat indépendant du Congo à nos jours et perspectives d’avenir, Droit administratif, Tome III, Université de Kinshasa, Kinshasa, 2001, p. 11.

[7] Houedjissin J., Les administrations publiques africaines, L’Harmattan, Paris, 2008, p. 53. 

[8] Bwatuka K., F., « Modernisation de l’administration publique de la RDC : défis et perspectives » In Revue Intelligente Stratégique (RIS), Journal des publications scientifiques, Volume 6, Numéro 16, Kinshasa, Juillet-Décembre 2023, p. 330.

[9] Max Butlen et Danielle Dubois-Marcoin, « Présentation. La littérature de jeunesse, repères et enjeux, enjeux et pratiques », In LE FRANÇAIS AUJOURD’HUI, N°149, Editions Armand Colin, Paris, 2005, pp 3-6.

[10] https://calenda.org/1239696. Consulté le 27/05/2025 à 12h32’.

[12] https://www.un.org/fr/global-issues/youth. Consulté le 23/05/2024 à 13h31’.

[13] https://jeunesse.hypotheConsulté le 25/04/2025 à 09h23’.

[14] Sommaire https://fr.wiktionary.org/wiki/ignaritude. Consulté le 21/04/2024 à 14h45’.


 
 
 

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