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ACTIONNARIAT DE L’ETAT, ENDETTEMENT ET PERFORMANCE DES FIRMES : CONTRIBUTION AU DEBAT SUR LE DESENGAGEMENT DE L’ETAT CONGOLAIS DANS LES SOCIETES COMMERCIALES

KASEREKA KOMBI JANUARY

Doctorant en Sciences de Gestion

Université de Kinshasa

République démocratique du Congo

MAGHENE KINANKUBO Josué-Martins,

 Assistant à l'Institut Supérieur de Statistique Kinshasa

République démocratique du Congo

VANGA MBOLO Aphie,

 Chef de Travaux à l'Institut Supérieur Pédagogique/ISP Kinshasa

République démocratique du Congo



























Résumé

Cet article examine la relation entre l’endettement et la rentabilité des entreprises à travers l’effet modérateur de l’actionnariat de l’Etat au capital. Cette recherche a utilisé des données secondaires issues des états financiers annuels publiés de 36 entreprises où l’Etat congolais a des participations directes sur la période 2018-2023. A l’aide d’une approche économétrique de panel, les résultats montrent que la rentabilité n’est pas significativement affectée par les décisions d’endettement et la part de l’Etat au capital. Toutefois, la présence de l’Etat améliore l’effet de l’endettement sur le rendement d’actifs mais n’impacte pas le rendement des capitaux.

Les résultats de notre étude ont des conséquences importantes pour l’investissement étatique. Ils contribuent au débat sur le désengagement de l’Etat congolais dans les firmes commerciales en démontrant que le problème ne réside pas au niveau du capital mais à la gestion ou la politisation de ces entreprises. Le seul retrait de l’Etat du capital n’est pas la panacée pour rendre performantes ces unités de production à participation publique. 

Mots-clés : Actionnariat de l’Etat, Endettement, Structure du capital, Rentabilité, Performance.

Abstract

This article examines the relationship between debt and corporate profitability through the moderating effect of state ownership. This research used secondary data from the published annual financial statements of 36 companies in which the Congolese state held direct stakes over the period 2018–2023. Using a panel econometric approach, the results show that profitability is not significantly affected by debt decisions or the state's share of capital. However, the state's presence enhances the effect of debt on asset returns but does not impact the return on equity.

The results of our study have important implications for state investment. They contribute to the debate on the Congolese state's disengagement from commercial firms by demonstrating that the problem lies not with capital itself but with the management or politicization of these companies. Simply withdrawing state ownership is not a panacea for improving the performance of these publicly owned production units.

 

Keywords: State ownership, Debt, Capital structure, Profitability, Performance.

 

 

1. Introduction

Le portefeuille de l’Etat congolais est large et diversifié. Il est composé des 96 sociétés en participation directe et 116 en participation indirecte (Ministère du Portefeuille-Ministère Du Budget 2023 : 14). En effet, les entreprises du portefeuille de l’Etat congolais jouent un rôle important dans la croissance économique congolaise. Cependant, elles souffrent d’une insuffisance des financements propres et des piètres performances (Kasereka, 2025a ; Ngoy & Kasereka, 2023 ; Fungongo, 2019 ; Mpoy, 2019 ; Kabeya, 2018 ; Kazekele, 2017 ; Bokondu, 2017 ; Mangala, 2012 ; Batamba, 2003). De même, elles sont surendettées avec une moyenne du ratio d’endettement global de 75 % (Kasereka, 2025c).

La participation de l’Etat au capital de l’entreprise peut être considérée comme une composante essentielle de la structure du capital, car elle peut servir d’indicateur de la pérennité d’une entreprise.

L’objectif de cette recherche est d’analyser les effets de l’actionnariat de l’Etat sur la relation entre l’endettement et la performance des sociétés afin d’apprécier si le désengagement du gouvernement congolais dans le capital reste la panacée pour les rendre performantes.

L’étude a quatre points. Le premier présente la revue de la littérature, tandis que l’approche méthodologique est décrite au point 2. Le point 3 illustre les résultats. Le point 4 est consacré à la discussion des résultats.

2. Revue de la littérature

2.1. Cadre théorique

Ce travail mobilise principalement les théories de la structure du capital. La première théorie est celle de la non-pertinence développée par (Modigliani & Miller, 1958), connue sous le nom de théorie de Modigliani-Miller (MM). Selon cette dernière, il n’existe pas de structure de capital optimale pour les entreprises (Ahmed et al., 2023 ; Sdiq & Abdullah, 2022). L’arbitrage entre dette et fonds propres n’est pas pertinent. Il n’a pas d’effet sur la performance de l’entreprise.

De plus, Modigliani & Miller (1963) ont mis à jour leur proposition avec Kraus & Litzenberger (1973) et ont suggéré la théorie du compromis. Selon ce cadre théorique, les entreprises ont tendance à augmenter leur endettement à long terme pour réduire leurs impôts. Cette théorie stipule également qu’une entreprise peu endettée au bilan est plus performante qu’une firme qui se finance uniquement par capitaux propres (Sdiq & Abdullah, 2022). Autrement dit, les entreprises possèdent une structure de capital optimale particulière qui compare les avantages fiscaux du financement par endettement aux coûts de l’endettement (Ahmed et al., 2023, Serrasqueiro & Caetano, 2015, Simatupang et al., 2019). Les entreprises qui ont recours au financement par endettement ont une valeur supérieure à celles qui n’y ont pas recours (Diantimala et al. 2021, Sdiq & Abdullah, 2022). Cependant, la dette doit être bien gérée intégralement ; sinon, le paiement des taux d'intérêt pourrait devenir un fardeau pour l’entreprise.

D’autre part, la théorie de financement hiérarchique, développée par (Myers & Majluf, 1984), affirme que les entreprises devraient hiérarchiser leurs sources de financement pour couvrir leurs besoins en capital et améliorer leur rentabilité (Serrasqueiro & Caetano, 2015, Mursalim & Kusuma, 2017). Il s’agit également d’une stratégie efficace pour réduire les problèmes d’asymétrie d’information (Neves et al., 2020). Cette théorie recommande aux entreprises d’utiliser en priorité les bénéfices non distribués, car ils présentent un risque plus faible. Cependant, lorsque le financement interne est insuffisant, les entreprises se tournent vers des emprunts moins risqués pour éviter de manquer des investissements potentiels. En dernier recours, lorsqu’elles ne peuvent pas s’endetter, les firmes peuvent émettre de nouvelles actions ou de nouveaux capitaux propres (Hirdinis, 2019, Ahmed et al., 2023 ; Bandyopadhyay, 2016 ; Ibhagui & Olokoyo, 2018).

Enfin, d’autres théories managériales (New public management, droits de propriété, des contrats) confirment que les firmes publiques sont moins performantes que les sociétés privées.

2.2. Littérature empirique et élaboration d'hypothèses

La présente recherche vise à explorer objectivement le lien entre la part de l’Etat au capital, la structure du capital et leur rentabilité, notre revue de la littérature se concentre sur les travaux dans ce domaine. De nombreuses recherches ont examiné le lien potentiel entre la part de l’Etat au capital des entreprises, la structure du capital et leur performance dans divers secteurs économiques.

Selon les données empiriques, il est communément admis que la participation de l’Etat influence positivement l’endettement (Макарова & Андрианова, 2020 ; Muhammad et al., 2019 ; Kamaludin & Usman, 2017 ; Wang & Zhu, 2013 ; Suu et al.., 2021 ; Paranque & Cieply, 1996 ; Alipour & al., 2015 ; Guo et al., 2018 ; Niyihure, 2019). De même, l’actionnariat de l’Etat a une influence négative sur la performance des entreprises (Mbo et Adiasi, 2017). D’autres, par contre, estiment que la participation de l’Etat améliore la performance des firmes où l’Etat est actionnaire (Quang & Xin, 2014). Cependant, Mwazito & Mwanza, 2023 ; Meameno & Sheefeni, 2024 n’ont trouvé aucune association entre les variables.

D’autres analystes affirment que les entreprises publiques ont un niveau d’endettement plus élevé et une faible performance que les firmes privées (Wang & Shailer, 2017 ; Dewenter & Malatesta, 2001 ; Dong et al., 2016 et Макарова & Андрианова, 2020). De cette idée, plusieurs théories managériales (New public management, droits de propriété) ainsi que certains auteurs (Batamba 2003, Mangala 2012, Galal et al., 1994, Sader, 1995) plaident pour la privatisation ou l’imposition des modèles de gestion des entreprises privées aux sociétés d’Etat pour les rendre performantes. C’est dans cet esprit qu’en 2008 (Cabinet du Président de la RDC 2008), la RDC a opté pour le désengagement de l’Etat dans les sociétés à vocation commerciale afin de les rendre viables et rentables (Kasereka, 2025b). Cependant, l’Etat ne s’est désengagé dans aucune société jusqu’aujourd’hui. Le débat reste toujours d’actualité.

À notre connaissance, cependant, très peu d’études ont examiné l’effet modérateur de la part de l’Etat au capital de l’entreprise en tant que variable modératrice sur le lien entre endettement et rentabilité. Par conséquent, la présente étude est l’une des rares à aborder cet aspect et apporte une contribution au débat sur le désengagement de l’Etat ou la privatisation des entreprises publiques dans un environnement sans marché financier. La présente recherche vise à apprécier si l’actionnariat de l’Etat entrave la performance des entreprises du portefeuille de l’Etat congolais.

3. Méthodologie

3.1. Hypothèses et cadre conceptuel

Sur la base des arguments développés dans la littérature théorique et empirique, nous proposons les hypothèses suivantes :

Hypothèse 1 : les entreprises à actionnariat public congolais étant fortement endettées sont moins performantes.

Hypothèse 2 : un niveau élevé de la participation de l’Etat au capital de l’entreprise entraîne une baisse de la performance des firmes à participation publique.

Hypothèse 3 : la participation de l’Etat au capital de l’entreprise devrait modérer la relation entre l’endettement et la rentabilité.

Schématiquement, le cadre conceptuel se présente comme suit :


H1 : -

Schéma 1. Cadre conceptuel



Endettement

(DL, DLT)

Performance

(ROA, ROE)

Part de l’Etat au capital


H3 : +

H2 : -


 

 

 


La variable dépendante est la rentabilité, avec comme variables exogènes l’endettement et la participation de l’Etat au capital de l’entreprise comme modérateur et certaines caractéristiques de l’entreprise qui sont les variables de contrôle dans notre étude.

3.2. Échantillon et collecte de données

Les données financières analysées dans cette étude sont issues des rapports annuels des 36 entreprises publiques congolaises à participation directe de l’Etat congolais entre 2018 et 2023. Au total, 216 observations ont été réalisées. L’échantillon est probabiliste stratifié. Les entreprises de l’échantillon sont réparties dans sept secteurs différents, identifiés par le Ministère du Portefeuille de la RDC comme le montre le tableau 1. La liste des toutes les entreprises de l’échantillon est reprise en annexe.

Tableau 1. Description de l’échantillon

 

Secteurs

 

Branches

Participation directe de l’Etat

 

Total

100% Etat

Majoritaire

Paritaire et

Minoritaire

Primaire

Mines

3

0

3

6

Hydrocarbures

2

0

3

5

Agriculture et élevage

0

0

3

3

Secondaire 

Eau et Electricité

2

0

0

2

Industrie

1

0

7

8

Tertiaire 

Transports

5

1

1

7

Services

1

0

4

5

 

Total

14

1

21

36

Source : Auteur, sur la base du rapport du Ministère du Portefeuille et du Budget (2023).

3.3. Variables de l’étude

Le tableau 2 décrit les variables de l’étude.

Tableau 2. Définition des variables

 

Symboles

Description

Formule

Auteurs de référence

 

Variable dépendante

ROA

Rentabilité économique

Résultat d’exploitation/Total actif

Gara et al. (2025), Yang (2022), Nyamita & Dorasamy (2021).

ROE

Rentabilité financière

Résultat net/Capitaux propres

Meameno & Sheefeni (2024), Nguyen & Vu (2025).

Variable indépendante

DT

Total dettes

Total dettes/Total actif

Kasereka (2025c), Marimuthu (2019), Chikh et Bellahi (2022)

DLT

Dettes à long terme

Dettes à long terme/Total actif

Kasereka (2025c), Marimuthu (2019)

Variable exogène et modératrice

PART

Propriété de l’Etat

% des actions détenues par l’Etat

 

Jiang, X. et al. (2021), Niyuhire (2019).

 

 

 

 

 

Variables de contrôle 

 

 

 

CROIS

Opportunités de croissance

 (Total Actif N - Total Actif N-1)/ Total Actif N-1

Nyamita et al. (2015c), Nyamita & Dorasamy (2021), Marimuthu (2019), Marimuthu (2020), Khan et al. (2024).

TAIL

Taille de la firme

Logarithme naturel du chiffre d’affaires

Lumonansoni et al. (2013a), Jiang et al. (2021), Yang (2022), Bilal et al. (2018), Niyuhire (2019)

AGE

Age de l’entreprise

Différence entre la date de l’échantillon et la date de création de l’entreprise

Marimuthu (2019), Marimuthu (2020), Niyuhire (2019)

Source : Auteur, sur la base de la littérature.

3.4. Modélisation

L’impact de l’endettement sur la rentabilité, avec la part de l’Etat au capital, comme variable modératrice, est étudié à l’aide d’une méthodologie de régression multiple. Nous avons utilisé trois modèles économétriques pour tester les hypothèses de l’étude :

Modèle 1 :  Effet de la participation sur la performance


Modèle 2 : sans interaction :


Modèle 3 : avec interaction :

Où i représente les entreprises observées et t le temps.

La performance est la variable dépendante. Elle est mesurée par la rentabilité économique ROA et la rentabilité financière ROE.

L’endettement, en tant que variable indépendante, est représenté par le ratio d’endettement total (DT) et le ratio d’endettement à long terme (DLT).

La part de l’Etat au capital de l’entreprise (PART) est une variable indépendante et modératrice, représentée par le pourcentage de l’Etat dans le capital des firmes.

‘‘Control’’ représente les variables de contrôle (l’âge, la taille et la croissance de l’entreprise) et est un terme d’erreur.

3.5. Méthodes d’analyse

La méthodologie de régression sur données de panel utilisée comprend trois approches différentes : la méthode des effets groupés (MEG), la méthode des effets aléatoires (MEA) et la méthode des effets fixes (MEF). Pour sélectionner le modèle idéal, deux premières phases analytiques ont été réalisées.

Dans un premier temps, le test de Chow a été utilisé pour comparer les résultats entre la MEG et la MEF. Si la valeur de p est inférieure à 5 %, la MEF peut être sélectionnée (Endri et al., 2021, Zulfatul & Setyo, 2021). De plus, le test de Hausman a été utilisé pour évaluer les différences entre la MEF et la MEA, Si la valeur de p est inférieure à 5 %, la MEF peut être sélectionnée comme modèle approprié (Albart et al., 2020). Enfin, le test du multiplicateur de Lagrange (LM) a été utilisé dans notre étude pour comparer les résultats entre la MEG et la MEF. Le diagnostic de LM est posé lorsque les résultats du test de Chow et du test de Hausman sont différents.

 

4. Résultats empiriques

4.1. Analyse descriptive

Le tableau 3 présente les statistiques descriptives des variables de notre étude.

Tableau 3. Statistiques descriptives.

 

Observations

Moyenne

Écart-type

Minimum

Maximum

ROA

216

-0.0279

0.3335

-2.7694

1.4774

ROE

216

-0.0266

2.0264

-24.7743

7.4474

DT

216

0.7495

0.9729

0.0715

9.4582

DMLT

216

0.2067

0.3021

0.0000

1.7638

PART

216

53.9544

37.1223

0.7500

100.0000

CROI

216

22.4017

219.5272

-0.9994

2955.6300

TAIL

216

23.0978

4.9746

0.0000

28.0418

AGE

216

59.1389

39.0643

7.0000

122.0000

Source : Auteur, sur la base des données recueillies.

Les moyennes du rendement des actifs (ROA) et la rentabilité des capitaux propres (ROE) sont négatives. Ces indicateurs montrent que les sociétés publiques congolaises ne sont pas performantes. Ceci confirme la piètre performance des entreprises publiques en RDC tel que révélé dans les études antérieures (Ngoy & Kasereka, 2023, Ministère du Portefeuille, 2023, Kasereka, 2025c, Kasereka, 2025a). Le ratio d’endettement total (DT) a une moyenne de 0,7495, ce qui signifie qu’environ 3/4 d’actifs des firmes publiques congolaises sont financés par emprunt. Elles sont dans une dépendance financière. D’ailleurs, le ratio d’endettement global maximal (9,4582) indique que certaines entreprises ont des dettes 10 fois plus élevées que leurs actifs. Elles ont des capitaux négatifs. En revanche, le ratio d’endettement à long terme (DLT) affiche une moyenne beaucoup plus faible de 0,2067. Ce faible recours à l’endettement à long terme pourrait indiquer une préférence des entreprises congolaises pour le financement à court terme ou des difficultés d’accès aux marchés du crédit à long terme.

Le taux de croissance (CROI) est en moyenne de 22,402 avec un écart type est de 219,527. Il ressort que plusieurs firmes sont de grande taille, avec une moyenne de 23,098. La variable âge, quant à elle, renseigne qu’en moyenne, les entreprises de l’échantillon sont en activité depuis 59,1 ans avec un minimum de 7 ans et un maximum de 122 ans.

La propriété de l’État reste importante avec un taux moyen de 53,954 % et une dispersion de 37,122 %. L’actionnariat de l’Etat est compris entre 0,75 % et 100 %. De nombreuses entreprises sont toujours la propriété publique à 100 % même après leur transformation en sociétés commerciales et la loi de 2008 sur le désengagement de l’Etat dans les firmes (Cabinet du Président de la République RDC, 2008).

4.2. Analyse de corrélation

Les coefficients de corrélation du tableau 4 illustrent l’association entre toutes les variables, dépendantes, indépendantes, modératrice et de contrôle.

 

Tableau 4. Matrice de corrélation.

 

A.    Coefficients de corrélation

B.    Test VIF

 

ROA

ROE

DT

DMLT

PART

CROI

TAIL

AGE

VIF

1/VIF

ROA

1








 

 

ROE

-0.01

1







 

 

DT

0.07

0.03

1






1.47

0.68

DMLT

0.03

-0.03

0.52***

1





1.44

0.70

PART

0.04

0.02

0.10

-0.03

1




1.16

0.86

CROI

-0.02

-0.02

-0.01

-0.01

-0.09

1



1.13

0.89

TAIL

0.62***

0.02

-0.20***

-0.18***

0.27***

0.05

1


1.06

0.94

AGE

-0.16**

-0.04

-0.03

0.13**

0.03

-0.13**

-0.08

1

1.03

0.97

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Moyenne VIF

1.21

*** p<0.01, ** p<0.05, * p<0.1

La ROA est positivement corrélée avec l’endettement total et la dette à long terme. Par contre, la ROE est positivement corrélée à la DT et inversement à la DLT. Toutes ces corrélations ne sont pas significatives. Elles indiquent que l’endettement n’améliore pas la performance des firmes publiques congolaises. De même, la participation de l’Etat (PART), en tant que facteur modérateur, n’a pas de liaison significative tant sur la performance (ROA, ROE) que sur l’endettement (DT et DLT). D’amblée, il ressort que le niveau de participation de l’Etat au capital des sociétés commerciales n’est pas un facteur qui entrave la performance des firmes publiques congolaises.

Quant à l’analyse des problèmes de colinéarité et multicolinéarité, lorsque la corrélation entre deux variables est supérieure à 70 %, la colinéarité est considérée comme problématique (Gujarati & Porter, 2009 ; Wooldridge, 2015). Les résultats du tableau 4 (A) montrent qu’il n’existe aucune relation significative entre les variables indépendantes dont la corrélation est supérieure à 70 %. Par conséquent, l’endettement et la part du capital de l’entreprise n’améliore pas la rentabilité des firmes où le gouvernement congolais est actionnaire. De même, le test de l’apparition de problèmes de multicolinéarité a été effectué à l’aide de deux mesures courantes, notamment le facteur d’inflation de la variance VIF et la tolérance. La valeur de tolérance doit être supérieure à 0,1 et le taux acceptable de VIF doit être inférieur à 6 (Tabachnick & Fidell, 2013 ; Shrestha, 2020). Le tableau 3 (B) montre que la valeur maximale de VIF est de 1,47 et la valeur minimale de tolérance est de 1,03. Par conséquent, cette étude est exempte des problèmes de colinéarité et de multicolinéarité. La variable TAIL est significativement corrélée avec les variables ROA (0.62),  DT (-0.20), DLT (-0.18) et PART (0.27).

4.3. Résultats économétriques

Le tableau 5 présente les résultats économétriques de cette étude.

4.3.1. Impact de l’endettement sur la rentabilité

L’impact du ratio d’endettement total (DT) et du ratio d’endettement à long terme (DLT) sur la ROA et la ROE est présenté dans le modèle 2, sans interaction, dans le tableau 5. Ces résultats montrent que la ROA et la ROE sont positivement affectés par la DT. Toutefois, cette relation n’est pas significative. En revanche, le lien entre la rentabilité ROA et ROE et la DLT est négatif et n’est pas aussi significatif. Il ressort que, sans effet modérateur, le niveau d’endettement n’a pas d’effet sur la performance. Le surendettement des firmes congolaises entravent leur performance. Ceci infirme notre première hypothèse.


Tableau 5. Résultats économétriques

 

Modèle 1 sans interaction

Modèle 2 sans interaction

Modèle 3 avec interaction

Variables

ROA

ROE

ROA

ROE

ROA

ROE

POOL

MEF

MEA

POOL

MEF

MEA

POOL

MEF

MEA

POOL

MEF

MEA

POOL

MEF

MEA

POOL

MEF

MEA

DT

 

 

 

 

 

 

0.02

0.01

0.02

0.14

0.42

0.14

-0.44***

-0.44***

-0.44***

0.74

1.12

0.74

 

 

 

 

 

 

 

(0.03)

(0.03)

(0.03)

(0.17)

(0.39)

(0.17)

(0.07)

(0.08)

(0.07)

(0.61)

(1.02)

(0.61)

DMLT

 

 

 

 

 

 

0.04

-0.09

0.04

-0.39

-1.68

-0.39

0.28**

0.39**

0.28**

-0.70

-2.35

-0.70

 

 

 

 

 

 

 

(0.09)

(0.11)

(0.09)

(0.55)

(1.33)

(0.55)

(0.12)

(0.17)

(0.12)

(0.83)

(2.15)

(0.83)

PART

0.00

 

0.00

0.00

 

0.00

-0.00

 

-0.00

-0.00

 

-0.00

-0.00***

 

-0.00***

0.00

 

0.00

 

(0.00)

 

(0.00)

(0.00)

 

(0.00)

(0.00)

 

(0.00)

(0.00)

 

(0.00)

(0.00)

 

(0.00)

(0.01)

 

(0.01)

CROI

 

 

 

 

 

 

-0.00**

-0.00

-0.00**

-0.00

-0.00

-0.00

-0.00**

-0.00

-0.00**

-0.00

-0.00

-0.00

 

 

 

 

 

 

 

(0.00)

(0.00)

(0.00)

(0.00)

(0.00)

(0.00)

(0.00)

(0.00)

(0.00)

(0.00)

(0.00)

(0.00)

TAIL

 

 

 

 

 

 

0.03***

-0.00

0.03***

0.01

-0.01

0.01

0.03***

0.01

0.03***

0.02

-0.02

0.02

 

 

 

 

 

 

 

(0.01)

(0.01)

(0.01)

(0.03)

(0.09)

(0.03)

(0.00)

(0.01)

(0.00)

(0.03)

(0.10)

(0.03)

AGE

 

 

 

 

 

 

-0.00

 

-0.00

-0.00

 

-0.00

-0.00*

 

-0.00*

-0.00

 

-0.00

 

 

 

 

 

 

 

(0.00)

 

(0.00)

(0.00)

 

(0.00)

(0.00)

 

(0.00)

(0.00)

 

(0.00)

DT*PART

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

0.01***

0.01***

0.01***

-0.01

-0.01

-0.01

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(0.00)

(0.00)

(0.00)

(0.01)

(0.01)

(0.01)

DLT*PART

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-0.01**

-0.01***

-0.01**

0.01

0.02

0.01

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(0.00)

(0.00)

(0.00)

(0.01)

(0.05)

(0.01)

Constant

-0.05

-0.03**

-0.05

-0.07

-0.03

-0.07

-0.68***

0.05

-0.68***

-0.18

0.28

-0.18

-0.42***

-0.07

-0.42***

-0.66

0.45

-0.66

 

(0.09)

(0.01)

(0.09)

(0.24)

(0.14)

(0.24)

(0.13)

(0.19)

(0.13)

(0.76)

(2.20)

(0.76)

(0.13)

(0.18)

(0.13)

(0.91)

(2.25)

(0.91)

Observations

216

216

216

216

216

216

216

216

216

216

216

216

216

216

216

216

216

216

Number of crossid

36

36

36

36

36

36

36

36

36

36

36

36

36

36

36

36

36

36

R-squared

 

0.00

 

 

0.00

 

 

0.01

 

 

0.01

 

 

0.18


 

0.01

 

Hausman

-

 

 

-

 

 

 

40.60

 

 

 

1.24

 

41.44

 

 

 

0.9815

p- Hausman

-

 

 

-

 

 

 

0.000

 

 

 

0.8723

 

0.000

 

 

 

1.10

Chow

15.73

 

 

0.59

 

 

 

6.62 

 

 

 

0.61

 

8.44

 

 

 

0.60

P-value Chow

0.000

 

 

0.9656

 

 

 

0.000

 

 

 

0.9592

 

0.000

 

 

 

0.9637

LM

267.58

 

 

0.000

 

 

 

43.73

 

 

 

0.000

 

26.99

 

 

 

0.00

P-value LM

0.000

 

 

1.000

 

 

 

0.000

 

 

 

1.000

 

0.000

 

 

 

1.000

Meilleur choix

MEG

 

 

MEG

 

 

 

MEF

 

 

 

MEA

 

MEF

 

 

 

MEG et MEA





















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Source : : Auteurs


4.3.2. Impact de l’actionnariat de l’Etat sur la rentabilité

Le modèle 1 indique que l’actionnariat de l’Etat congolais n’a pas d’effet sur la rentabilité des firmes publiques congolaises. La présence de l’Etat, comme actionnaire, n’est pas l’obstacle majeur sur la performance des sociétés de l’Etat. Pour booster ces firmes, il faudrait plus se focaliser sur la gouvernance ou la gestion de ces entreprises. Le seul désengagement de l’Etat dans le capital n’est pas une panacée pour améliorer la performance des firmes du portefeuille de l’Etat.  Ce résultat infirme notre deuxième hypothèse.

4.3.3. Effet modérateur de l’actionnariat de l’Etat

Les modèles sans interaction (1 et 2) indiquent que la participation de l’Etat au capital n’a pas d’effet significatif sur la rentabilité des firmes publiques congolaises. Les résultats du modèle 3 (avec interaction) démontrent que la valeur du R carré ajusté, bien que faible, augmente après l’utilisation de la part de l’Etat au capital de l’entreprise comme modérateur. Cela signifie généralement que la relation entre l’endettement et la rentabilité est significativement influencée par l’effet modérateur de la part de l’Etat au capital de l’entreprise.

Le ratio ‘‘DT*PART’’, en tant que modérateur, a un effet positif et significatif sur la ROA. Par contre, le ratio ‘‘DLT*PART’’ est négativement corrélé à la ROA. Cependant, l’effet est non significatif sur la ROE tant pour ‘‘DT*PART’’ et ‘‘DLT*PART’’. Ce résultat indique que la part de l’Etat au capital d’une société améliore l’effet de l’endettement sur la rentabilité économique.  Par contre, il n’a aucun effet sur la relation entre la dette et la rentabilité financière. Ces résultats nuancent la troisième hypothèse, selon laquelle la part de l’Etat au capital de l’entreprise, en tant que modérateur, devrait améliorer la relation entre l’endettement et la rentabilité.

5. Discussion

Les résultats démontrent que, sans effet modérateur, la variation de l’endettement n’a pas d’effet sur la rentabilité. Ces résultats concordent avec le théorème de l’irrévérence de la dette de la théorie Modigliani & Miller (1985) et va à l’encontre de la théorie de la hiérarchie et de compromis. Ces résultats sont également similaires à ceux d’autres études empiriques en Afrique dont Chikh & Bellali (2022) qui ont trouvé une relation non significative entre la rentabilité et l’endettement pour les firmes publiques mauritaniennes, Meameno & Sheefeni (2024) pour les entreprises publiques namibiennes. De Mwazito et Mwanza (2023) ont trouvé une relation non significative pour les firmes publiques du Kenya. Cette conclusion ne rime pas avec celles de nombreuses recherches antérieures prédisant un effet négatif entre la participation de l’Etat et la performance (Mbo & Adiasi, 2017).

De ce résultat, il ressort que le problème dans les entreprises publiques congolaises ne situe pas au niveau de la participation de l’Etat au capital. L’accent doit être mis du côté du management et la politisation de la gestion pour que les firmes du portefeuille de l’Etat soit des véritables créatrices de la richesse.

6. Conclusion

L’objectif de cette étude a été de fournir des données empiriques sur le rôle de l’actionnariat sur la relation entre l’endettement et la rentabilité des entreprises publiques congolaises. Pour atteindre cet objectif, nous avons fait recours à l’économétrie des données de panel de 36 entreprises dont le gouvernement congolais a des participations directes pour la période 2018-2023.

Les résultats indiquent que l’endettement n’a pas un effet significatif sur la performance des entreprises publiques congolaises. De même, la participation de l’Etat au capital n’a pas d’effet significatif sur la rentabilité des firmes publiques congolaises. De plus, après effet modérateur, l’actionnariat de l’Etat améliore l’effet de l’endettement sur la rentabilité économique.  Par contre, il n’a aucun effet sur la relation entre la dette et la rentabilité financière. Les résultats sont confirmés par la théorie MM mais contredisent celle de compromis et de financement hiérarchique.

Les principales contributions de ces résultats illustrent l’influence significative de l’actionnariat de l’Etat dans une économie sans marché financier, comme la RDC, sur le contrôle de la relation entre l’endettement et l’amélioration de la rentabilité à travers les capitaux de l’Etat. Le désengagement de l’Etat dans le capital des entreprises du portefeuille n’est pas la panacée pour booster la performance des firmes publiques congolaises. Ces nouvelles connaissances peuvent être utilisées par les investisseurs, les décideurs politiques pour prendre des décisions d'investissement des entreprises du portefeuille de l’Etat congolais.  


 

 

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Annexe : Firmes de l’échantillon

FIRMES

SIGLE

1

AGENCE MARITIME INTERNATIONALE DU CONGO

AMICONGO

2

ALPHAMIN BISIE MINING SA

ALPHAMIN BISIE MINING SA

3

CIMENTERIE DE LUKALA

CILU

4

COBIL SA

COBIL SA

5

COMPAGNIE IMMOBILIERE

CIM

6

COMPAGNIE PASTORALE DU HAUT LOMAMI

PHL

7

COMPAGNIE SUCRIERE S.A

COMPAGNIE SUCRIERE S.A

8

CONGO AIRWAYS

CONGO AIRWAYS

9

CROWN MINING

CROWN MINING

10

ENGEN RDC SA

ENGEN RDC SA

11

FINA LOGISTIQUE

FINA LOGISTIQUE

12

Congo Fleuve Hôtel

CFH

13

FRONTIERE SERVICES GROUPE

FRONTIER SA

14

GRANDS HOTELS DU CONGO

GHC

15

LA CONGOLAISE DES VOIES MARITIMES

CVM

16

LA GENERALE DES CARRIERES ET DES MINES

GECAMINES

17

LIGNES MARITIMES CONGOLAISES

LMC

18

MINOTERIE DE MATADI RDC

MIDEMA

19

PLANTATION ET HUILERIES DU CONGO

PHC

20

REGIE DE DISTRIBUTION D'EAU

REGIDESO

21

REGIE DES VOIES AERIENNES

RVA

22

SOCIETE AURIFERE DU KIVU ET DU MANIEMA

SAKIMA

23

SOCIETE COMMERCIALE DES TRANSPORTS ET DES PORTS

SCTP

24

SOCIETE CONGOLAISE DES INDUSTRIES DE RAFFINAGE

SOCIR

25

SOCIETE CONGOLAISE DE PECHE

SOCOPE

26

SOCIETE COTONNIERE ET AGRICOLE DU KASAI ET DU MANIEMA

COTONNIERE

27

SOCIETE D'EXPLOITATION DU GUICHET UNIQUE DU COMMERCE EXTERIEUR

CEGUCE RDC

28

SOCIETE NATIONALE D'ELECTRICITE

SNEL

29

SOCIETE NATIONALE DES HYDROCARBURES DU CONGO

SONAHYDROC

30

STE SIDERURGIQUE DE MALUKU

SOSIDER

31

STE TEXTILE DE KISANGANI

SOTEXKI

32

TOTAL RDC

TOTAL RDC

33

TRIOMF RDC SARL

TRIOMF RDC SARL

34

CHANIC SA

CHANIC SA

35

SOCIETE NATIOANALE DE CHEMIN DE FER

SNCC

36

STE IMMOBILIERE DU CONGO

SIC

 

 

 

 
 
 

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